S'abonner à Médias Ténois

Logement, sécurité et souveraineté : Cochrane salue le budget fédéral 2022

Une enveloppe de 60 millions $ sur deux ans sera offerte au GTNO pour combattre la pénurie de logements aux TNO. Nombre d’habitations dans les collectivités ont été construites il y a plusieurs décennies. Plusieurs d’entre elles imposent des couts d’entretiens croissants, alors d’autres sont simplement désuètes. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Une enveloppe de 60 millions $ sur deux ans sera offerte au GTNO pour combattre la pénurie de logements aux TNO. Nombre d’habitations dans les collectivités ont été construites il y a plusieurs décennies. Plusieurs d’entre elles imposent des couts d’entretiens croissants, alors d’autres sont simplement désuètes. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Aux yeux de la première ministre, ce Budget fédéral 2022 démontre que le gouvernement libéral est à l’écoute des besoins du Nord.

Thomas Ethier
IJL – Réseau.presse – L’Aquilon

La première ministre des Territoires du Nord-Ouest, Caroline Cochrane, a fait l’éloge du budget fédéral 2022, dévoilé le 7 avril à la Chambre des communes. En se réjouissant que divers éléments du document répondent aux besoins exprimés par le GTNO à Ottawa, Mme Cochrane a souligné à grands traits les investissements prévus dans les secteurs du logement et de la défense nationale.

Environ 4 milliards $ inclus à ce nouveau budget devront servir à doubler le rythme de construction de nouveaux logements au Canada d’ici 2027. À plus court terme, dans le Nord, le gouvernement des TNO se verra confier 60 millions $ sur deux ans – le Nunavut recevra le même montant et 30 millions $ seront confiés au Yukon.

Ce montant n’est pas exclusif. Une somme de 565 millions $ sur cinq ans sera allouée aux gouvernements autochtones autonomes et détenteurs de traités modernes. Comme l’a souligné Mme Cochrane, nombre de gouvernements autochtones des TNO répondent à ces critères. « Nous veillerons à appuyer ces gouvernements afin de voir à maximiser les bénéfices de ces fonds dans leurs collectivités », a-t-elle assuré.

« Oui, 60 millions $ peuvent ressembler à une goutte d’eau, surtout lorsqu’on sait que construire une seule unité d’habitation dans une collectivité éloignée peut couter jusqu’à 1 million $, a-t-elle affirmé […], mais de l’argent frais sera également offert aux gouvernements autochtones, avec qui travaillera le gouvernement fédéral »

Ottawa compte également simplifier les processus de demandes de financement pour les gouvernements et organisations, après avoir tiré des leçons, lit-on, du Fonds de co-investissement pour le logement offert dernièrement à travers le pays. Un montant de 60 millions avait été affecté aux TNO, mais n’avait pu être dépensé avant l’échéance.

La ministre responsable de la Société d’habitation des TNO, Paulie Chinna, a récemment déploré, devant un comité de députés fédéraux, les obstacles qui se dressent devant les petites collectivités au moment de chercher l’argent pour le logement. Les parties prenantes n’auraient pas les ressources nécessaires pour compiler toute l’information exigée par Ottawa dans le cadre des processus de demande de financement.

 

Défense, sécurité et souveraineté

Mme Cochrane s’est réjouie d’un budget de 8 milliards $ sur cinq ans pour la défense nationale, alors que l’invasion russe en Ukraine – décrite comme une « barbarie » par la ministre des Finances Chrystia Freeland – génère son lot d’inquiétudes en zone arctique.

La première ministre a joint sa voix en février à celle de ses homologues du Yukon et du Nunavut, pour exprimer ses craintes au gouvernement fédéral face notamment à l’intérêt de la Russie pour les ressources de l’Arctique.

Le premier ministre Justin Trudeau se serait engagé, en mars, à travailler de pair avec les trois territoires pour s’attaquer aux inégalités qui affectent, aux yeux des dirigeants, la souveraineté de la zone arctique. Mme Cochrane a laissé entendre qu’elle exigera plus d’argent du fédéral pour réduire l’écart entre les provinces et les territoires, notamment en matière d’infrastructure et d’accès à Internet.

La première ministre a insisté au cours des dernières sur l’importance d’infrastructures adéquates dans le Nord, pour assurer la souveraineté de l’Arctique et le bienêtre de ses résidents. Sur ce plan, bien qu’aucun investissement ne soit prévu dans ce budget fédéral pour les infrastructures du Nord, Ottawa a contribué dans la dernière année à certains grands projets.

 

10,6 milliards $ pour la réconciliation.

Au chapitre des efforts de réconciliation avec les peuples autochtones du pays, Ottawa prévoit des dépenses de 2,5 milliards $ en 2022, pour le logement, pour des programmes de santé mentale et de bienêtre et pour lutter contre la discrimination et les préjudices passés subis par les enfants et les familles autochtones. D’ici 2028, on prévoit atteindre 10,6 milliards $ en investissements.

Ce budget prévoit des dépenses supplémentaires de 4 milliards $ sur sept ans pour la construction et la réparation de logements abordables pour les populations inuites, métisses et des Premières Nations à travers le pays.

Environ 4 milliards $ sur six ans seront investis pour soutenir les enfants des Premières Nations par l’application du principe de Jordan, qui prévoit d’offrir rapidement aux enfants les services et mesures dont ils ont besoin, et ce, avant que l’argent nécessaire ne soit disponible.

La Première Nation des Dénés Yellowknives recevra pour sa part un montant de 2 millions $ cette année, pour les travaux d’assainissement de la mine Giant.

On note par ailleurs un montant de 26,2 millions $ voué à attirer des médecins et du personnel infirmier dans les régions éloignées du Canada. Les TNO font présentement face à une pénurie de personnel de soins de santé. L’hôpital territorial Stanton de Yellowknife a notamment dû fermer la majeure partie de son service des naissances de décembre 2021 à février 2022.


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.