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Licenciement massif à la mine Mary River

Baffinland a déposé un avis de licenciement collectif auprès du Bureau de la conformité des normes 
du travail du Nunavut. Cet avis concerne 1328 postes dont 209 occupés par des Inuits. (Courtoisie Baffinland)

Baffinland a déposé un avis de licenciement collectif auprès du Bureau de la conformité des normes du travail du Nunavut. Cet avis concerne 1328 postes dont 209 occupés par des Inuits. (Courtoisie Baffinland)

Le 3 juin 2022, Baffinland a fait parvenir un avis de licenciements collectifs en vertu de la Loi sur les normes du travail. Pour Peter Akman, cette décision n’a pas été prise de gaité de cœur et la direction de Baffinland assure vouloir éviter cette situation.

« Cela ne signifie pas que les employés recevront immédiatement des avis de mise à pied. Les périodes de préavis prévues par la Loi visent à donner au gouvernement du Nunavut le temps de se préparer aux dommages importants causés par les mises à pied massives et à éviter de telles mises à pied si possible. Baffinland est ouvert à travailler avec le gouvernement du Nunavut et d’autres intervenants intéressés pour réduire les impacts négatifs sur les employés. Nous travaillons pour empêcher que cela se produise », précise-t-il.

Exploitée par l’entreprise canadienne Baffinland, la mine Mary River n’en finit plus de faire parler d’elle. Cette mine de minerai de fer à ciel ouvert est située dans la région de Qikqtaaluk sur l’ile de Baffin au Nunavut.

En 2016, Baffinland a entamé un processus de consultations et de réunions dans plusieurs collectivités comme Clyde River, Pond Inlet, Arctic Bay et Igloolik, afin de recueillir les questions et commentaires des habitants au sujet d’une augmentation des activités de la mine.

Entre 2018 et 2019, l’entreprise a continué de soumettre différents documents et rapports à la Commission du Nunavut (CNER) chargée de l’examen des répercussions de ce projet.

Avec l’apparition de la pandémie de COVID-19 en mars 2020, les audiences publiques dans différentes collectivités du territoire ont été suspendues et le processus a pris du retard sur le calendrier initial.

Le 14 avril 2021, les audiences publiques finales ont été suspendues à nouveau pour une durée indéterminée à la suite de l’apparition d’un foyer d’éclosion à Iqaluit.

Finalement, le 13 mai 2022 la CNER a rendu son rapport final dans lequel un avis non favorable au projet a été exprimé. Dans un communiqué de presse du même jour, Peter Akman, chef des relations et des communications pour Baffinland, s’est dit surpris et déçu de la décision de la commission.

Le 26 mai 2022, Baffinland a soumis une demande d’ordonnance d’urgence au ministre des Affaires du Nord, Dan Vandal. Cette requête demande l’autorisation à l’entreprise de transporter et d’expédier 6 millions de tonnes de minerais de fer pour l’année civile 2022, conformément à toutes les limites des permis environnementaux. Cette demande a été rejetée par le ministre Dan Vandal, qui a plutôt recommandé à la corporation Baffinland et à Qikiqtani Inuit Association (QIA) d’entamer un processus accéléré d’examen des répercussions du projet d’expansion afin de résoudre les problèmes existants, et pour que ce projet reste viable en 2022 et dans un avenir prévisible.


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