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Les garderies francophones, une priorité aux TNO, selon la ministre Gould

La ministre fédérale de la Famille, des Enfants et du Développement social, en compagnie du ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation des TNO, R.J. Simpson.(Crédit photo : Mohammad Hussain)

La ministre fédérale de la Famille, des Enfants et du Développement social, en compagnie du ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation des TNO, R.J. Simpson.(Crédit photo : Mohammad Hussain)

La ministre était à Yellowknife en aout pour une première visite du territoire depuis la signature, en décembre 2021, de l’accord sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants entre Ottawa et le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest.

Thomas Ethier
IJL – Réseau.presse – L’Aquilon

Agrandir l’espace voué à la garde des jeunes enfants francophones du territoire s’inscrit dans les priorités du gouvernement fédéral et du GTNO. C’est ce qu’a déclaré la ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social Karina Gould, qui était à Yellowknife les 9 et 10 aout pour rencontre les parties prenantes du secteur de la petite enfance.

La ministre laisse ainsi entendre que des mesures concrètes seront entreprises pour accroitre le nombre de places en garderies francophones. Il y a maintenant plusieurs années que les acteurs du secteur de l’éducation en français des TNO se mobilisent pour accroitre l’offre de service de garderies en français à Yellowknife et à Hay River, où se trouvent les deux écoles francophones du territoire.

 

Peu de précisions

Sans être en mesure d’offrir d’exemples précis, la ministre Gould affirme que de combler le « besoin d’espaces en centres de la petite enfance en français » est « une priorité pour le gouvernement des TNO ». « C’est la responsabilité du GTNO, mais nous sommes en train de mettre des choses en place à Ottawa, parce que ce dossier est inclus dans l’entente avec le gouvernement territorial. »

La ministre a indiqué à Médias ténois avoir discuté des besoins des parents francophones, lors de sa visite, avec le ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation des TNO, R.J. Simpson. L’ajout de places en garderies francophones est inclus dans l’accord sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants, signé en décembre 2021 les deux paliers de gouvernement.

Une étude de faisabilité a été menée en 2019 en vue de l’établissement d’une première garderie francophone à Hay River. À Yellowknife, la Commission scolaire francophone des TNO (CSFTNO) poursuit les démarches avec la direction de la Garderie Plein Soleil pour obtenir les fonds nécessaires à l’agrandissement des locaux. – Au moment d’écrire ces lignes, il n’avait pas été possible de joindre la direction ou la présidence de la CSFTNO.

« Du côté francophone, on réclame des agrandissements, confirme la ministre. Ce qui est inclus dans l’entente avec le territoire, c’est de créer le nombre d’espaces avec les communautés linguistiques minoritaires équivalentes avec la population. On va travailler étroitement avec le gouvernement du territoire et la communauté francophone en particulier pour nous assurer que ces espaces seront créés. »

Le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation des TNO n’a pas non plus fourni d’exemples précis de la manière dont la priorité accordée aux garderies francophones devra se concrétiser.

Dans un échange courriel avec Médias ténois, Erin Mohr s’est limitée à mentionner les programmes de financement offerts, notamment, aux organismes à but non lucratif comme la garderie Plein soleil. « Le ministère est vivement intéressé à soutenir la création d’espaces agréés supplémentaires dans les Territoires du Nord-Ouest, y compris des espaces francophones », a-t-elle indiqué.

Dans le cadre de la stratégie entourant l’accord avec Ottawa, le GTNO compte créer au moins 300 nouvelles places, d’ici 2025-2026, dans les services agréés d’éducation et de garde des jeunes enfants. La priorité sera accordée aux collectivités qui ne disposent toujours pas de ces services pour les enfants de moins de 3 ans, selon ce qu’on peut lire dans une version abrégée de la stratégie.

Le GTNO s’engage également à ce que les familles ténoises paient en moyenne 10 $ par jour, d’ici 2025-2026, pour des services de garde agréés pour les enfants de cinq ans et moins – le cout moyen s’élève actuellement à 38 $ par jour.

Ottawa s’est engagé en décembre 2021 à investir 64 millions $ dans le système d’éducation et de garde des jeunes enfants des Territoires du Nord-Ouest d’ici 2026. La contribution du GTNO s’élève à 50 millions $, pour un total de 114 millions $.

 

Un « nouveau système » en chantier

Les parents ont déjà eu droit à l’hiver 2022 à réduction de 50 % de la contribution parentale moyenne pour les services de garde règlementés. Or, la mise en branle des premières mesures de réduction subventionnée des frais a suscité son lot de confusion, alors que plusieurs gestionnaires de garderies ont dû composer avec une importante réduction de revenus sans savoir à quel moment le gouvernement allait leur rembourser la différence.

Le 26 avril, lors d’une déclaration à la radio de CBC North, le ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, R. J. Simpson, a annoncé ralentir la mise en place des programmes liés à cette subvention, pour, a-t-il dit, « réévaluer » le plan et « s’assurer que tout le monde est bien au fait de l’évolution de la situation ».

« Nous sommes en train de bâtir un nouveau système, il y a beaucoup à apprendre, souligne la ministre Gould, lorsque questionnée sur les difficultés rencontrées jusqu’à maintenant. J’ai vu un peu de confusion dans le système il y a quelques mois, mais j’ai compris que les échanges vont bon train entre le GTNO et les entrepreneurs. On met beaucoup d’énergie, de toute part, pour assurer le succès de ce projet. Il est important d’être ambitieux. Il y a beaucoup de besoins à combler. »

La ministre assure être venue consulter les parties prenantes des TNO cet été dans le but de trouver des solutions adaptées aux réalités du nord « C’est un territoire éloigné, le cout de la vie est très élevé, il est difficile d’attirer et de garder la main-d’œuvre, et les couts de construction sont très élevés. Ce sont des défis de taille. C’est pourquoi je suis ici, je vais rentrer avec des informations, et voir ce que l’on pourra faire pour aller de l’avant. »

Le ministre Simpson aurait notamment profité de soin entretien avec Mme Gould pour discuter de la nécessité d’augmenter les salaires. Dans le cadre de l’accord signé avec Ottawa, Le GTNO s’engage à augmenter les salaires des éducateurs de la petite enfance « qui satisfont pleinement aux exigences d’agrément des TNO » d’au moins 30 % d’ici l’année 2025-2026, et de 60 % d’ici l’année 2030-2031.

Le GTNO mettra en œuvre à l’automne 2022 un incitatif à la rétention de main-d’œuvre visant à appuyer une hausse des salaires en centres de la petite enfance. Une nouvelle grille salariale devrait être élaborée et mise en œuvre d’ici 2024-2025, selon ce qu’indique Erin Mohr.


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