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Aréna Gerry Murphy et centre communautaire : Les francophones proposent leur solution

23 avril 2004
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C’est à titre de président du Conseil de développement économique des TNO que Jean-François Pitre a fait une présentation, devant le conseil de ville de Yellowknife, sur ce que pourrait devenir l’actuel site de l’Aréna Gerry Murphy, appelé à être démoli au cours des prochains mois. La proposition comprend un centre culturel et communautaire, ainsi qu’un espace vert réservé à l’usage de l’ensemble de la communauté de Yellowknife.

Bien entendu, l’édifice construit sur le site comprendrait le centre communautaire francophone, mais se voudrait aussi un centre culturel dont toute la communauté de la capitale pourrait profiter. « Du côté des francophones, nous voulons un centre communautaire depuis une quinzaine d’années et le problème est de trouver un terrain », explique M. Pitre.

Au cours de sa présentation, Jean-François Pitre a parlé de partenariats potentiels pour ce qui est du partage de l’édifice, spécifiant qu’il était ouvert à toutes propositions. « En entendant la présentation, des groupes se sont montrés intéressés à se joindre à nous. Nous savons aussi que la ville voudrait déménager sa bibliothèque publique, ce serait l’idéal pour eux. Il y aurait des espaces pour les petits groupes ou les artistes qui sont seuls. La ville de Yellowknife n’a pas de marché public non plus. Ce serait facile d’en mettre un là. Ce n’est pas un espace qui a été dessiné et pensé et c’est ce que nous proposons. C’est ce qui devrait être le point central quand on arrive à Yellowknife », a-t-il fait valoir.

Conscients que plusieurs groupes voudraient voir un marché ou un parc situé à cet endroit, les francophones veulent rallier le plus d’idées possible « Comme francophones, nous avons toujours été dans les partenariats et c’est l’exemple parfait pour ça. Il est évident que nous ne sommes pas le groupe prioritaire à Yellowknife et que tout le monde veut cet espace. Donc, si nous pouvions faire des partenariats, ce serait l’idéal. Il n’y a aucune raison que l’on ne puisse s’allier avec du monde comme nous et en faire un centre cultur

« La volonté de la population, c’est que l’endroit reste public et le conseil ferait une grosse erreur de ne pas garder ça public. Je ne vois pas pourquoi tous les groupes ne pourraient pas travailler pour la même chose. Si le conseil aime l’idée et voit que c’est quelque chose qui les aide aussi, je ne vois pas pourquoi il dirait non », d’ajouter M. Pitre, qui espère une réponse bientôt. L’artiste Diane Boudreau a aussi travaillé sur la proposition francophone. « Nous cherchons un lieu. Une fois que nous aurons ce lieu, ce sera une autre machine qui démarrera, c’est-à-dire connaître les besoins de tout le monde. Dans l’édifice, c’est sûr qu’il y aurait les organisations francophones, mais on réserve aussi de l’espace pour des activités de l’extérieur. C’est ce qui fait la force du projet. On ne se replie pas et on fait des liens », dit-elle.

Cette dernière a également concocté sa propre proposition d’aménagement pour le site. Son projet se voudrait un lieu public avec des infrastructures et des espaces verts. « J’ai lu les articles de journaux et j’ai donné mon opinion, de façon visuelle, pour résumer ce que le site veut dire pour les gens ».

Par exemple, la proposition de Mme Boudreau comprend des kiosques bâtis pour les artistes ou les marchands qui voudront s’installer dans le marché public, un café terrasse, des infrastructures pour le patinage et un endroit de location de canots et de kayaks.

L’esquisse élaborée par Diane Boudreau ne comprenait pas le projet de centre communautaire des francophones. « Je crois aux deux projets. Tout le concept urbain qui s’est développé sur la proposition de centre communautaire est le même que sur mon projet de parc avec infrastructures. Je ne doute pas qu’il puisse y avoir une construction un peu plus grosse que ce que j’ai proposé et que ce soit à vocation communautaire », dit-elle.

Au cours de la réunion du 19 avril, plusieurs personnes ou groupes ont fait part de leur vision de ce que pourrait devenir ce lieu du centre-ville de Yellownife. La Commission des accidents de travail des TNO et du Nunavut voudrait y installer ses bureaux et a aussi parlé de l’intérêt éventuel du ministère de la Justice pour y construire un nouveau palais de justice. Toutes les autres propositions mettaient, quant à elles, l’emphase sur le caractère public du lieu, comprenant des espaces verts et des infrastructures communautaires, culturelles ou sportives.

Le maire, Gordon Van Tighem, a souligné, au cours de la rencontre, que le processus n’en était qu’à son commencement. Des conseillers ont mentionné qu’ils voudraient que davantage de discussions aient lieu avant qu’un choix définitif ne soit fait.

L’AFCY tiendra, le 29 avril, une rencontre communautaire d’information sur le projet de centre communautaire, à 19 h, à la cafétéria de l’école William MacDonald.