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Les Rendez-vous de la Francophonie célèbrent les traditions et les identités

L’œuvre réalisée par l’artisane Yvette Muise de Chéticamp, en Nouvelle-Écosse est un tapis crocheté qui met en scène des mains pour symboliser l’évolution des cultures « retricotées » au cours de l’histoire. (Courtoisie Fondation canadienne pour le dialogue des cultures)

L’œuvre réalisée par l’artisane Yvette Muise de Chéticamp, en Nouvelle-Écosse est un tapis crocheté qui met en scène des mains pour symboliser l’évolution des cultures « retricotées » au cours de l’histoire. (Courtoisie Fondation canadienne pour le dialogue des cultures)

Durant tout le mois de mars se tient la 22e édition des Rendez-vous de la Francophonie (RVF). Une palette d’activités réunissant francophones et francophiles est organisée par les organismes ténois et à travers tout le Canada. Coïncidence dans l’agenda de 2022, le lancement concorde avec le dépôt du projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles fédérale.

Marine Lobrieau
IJL – Réseau.presse – L’Aquilon

Pour cette nouvelle édition, le thème des traditions est pensé à travers le spectre des identités. Une thématique « rassembleuse » selon Ajà Besler, directrice générale de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures. « Les traditions sont un véhicule qui permet de parler de toutes les francophonies, des traditions familiales, culturelles qui viennent des Premières Nations, des Franco-Canadiens, mais aussi de ces traditions que les nouveaux arrivants amènent avec eux au pays et qui font partie de cette mosaïque francophone. »

La Fondation qui œuvre pour la promotion et le soutien du dialogue entre les communautés francophones et acadiennes du Canada est à l’origine de l’instauration des RVF. « Cet évènement est une bannière qui rassemble tout ce qui se fait au Canada en Français », résume Mme Besler. L’agenda évènementiel de 2022, et les précédents regroupent en ce sens « toutes les initiatives que les différents groupes instaurent dans leur communauté ».

Pour Linda Bussey, directrice de la Fédération franco-ténoise, la thématique permet de comprendre et de poursuivre l’histoire des communautés francophones : « Quand on parle de traditions, on évoque une continuité qui nous permet de poursuivre, de comprendre ce qui s’est déroulé dans le passé, et de quelle manière les choses ont évolué. »

La programmation des RVF aux Territoires du Nord-Ouest prévoit des propositions diversifiées en français, dont de nombreuses initiatives de la Fédération franco-ténoise du sud et de l’ouest, nouvellement en place, et dont Linda Bussey salue la « mobilisation ». Malgré une programmation moins fournie cette année due à la situation incertaine en contexte pandémique et au manque de ressources humaines, la directrice de la FFT promet des activités « plaisantes et différentes ».

 

Médiatiser

L’un des rares avantages de la pandémie aura été de faciliter la tenue d’évènements socioculturels à distance et d’élargir leur portée. « Cette pandémie nous a permis de revoir nos pratiques et d’aller chercher le meilleur des deux mondes en rejoignant un public plus large et de partir à la découverte de ce qui se passe dans les autres communautés », constate Ajà Besler.

Qui plus est, ces activités en ligne donnent de la visibilité aux combats des francophones du Canada. « Il faut toujours bien se représenter, travailler ensemble, montrer notre culture et qui nous sommes », croit Linda Bussey. Ajà Besler partage ce point de vue. « Souvent, nous devons protéger et défendre nos droits, il est donc nécessaire de prendre le temps et de célébrer ce qui existe dans nos communautés francophones. C’est aussi important de constater que nous faisons partie d’un mouvement collectif, plus grand que nous, d’ampleur nationale », décrit-elle en évoquant le sentiment de « solitude » parfois ressenti par des membres d’une communauté en situation minoritaire.

Coïncidence, les RVF débutent le jour du dépôt du projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles présentée par la ministre Petitpas Taylor. « Est-ce que cette concordance va donner du poids à la cause ? Je ne sais pas. C’est une bonne question, commente la directrice à la FFT. J’ai hâte de voir les négociations, et j’espère que les gens vont porter plus attention à ce projet de loi. »


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