Les Muses envoûtent les TNO

14 mars 2003
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Elles sont quatre, elles viennent de chaque coin du Nouveau-Brunswick et ont chacune un bagage musical tout à fait déroutant. Depuis quelques années, elles ont plongé la tête première dans Les Muses, le projet de quatuor dont Isabelle Bujold, Monique Poirier, Nadine Hébert et Isabelle Thériault ont tant rêvé.

De l’Acadie au Grand Nord canadien, en passant par les États-Unis et l’Europe, elles en ont fait du chemin depuis leur première apparition à Rideau, qui constitue une vitrine pour les artistes francophones dans le but de se faire valoir auprès des diffuseurs de spectacle du Québec. « C’est à partir de ce moment que tout a véritablement démarré », se souvient Monique.

Des classiques connus, jusqu’aux moins connus, les quatre jeunes femmes créent leurs propres arrangements pour les chansons qu’elles interprètent. Si bien qu’une chanson déjà connue prend une toute autre saveur lorsque le quatuor les interpréte sur la scène.

« Au début, nous faisions des succès et des classiques de la chansons françaises. Mais bientôt, nous aurons des chansons originales », disent-elles. D’ailleurs, Les Muses entreront bientôt en studio pour confectionner leur premier album officiel. Par la suite, un tout nouveau spectacle prendra la route.

Ce que Les Muses visent, c’est la fibre émotive de l’auditoire. De la touchante chanson Mommy, qui parle de l’assimilation des Acadiens, jusqu’aux blagues qui meublent souvent les interventions entre chaque chanson. Lorsque L’Aquilon a abordé le sujet de l’humour qui était inclus dans leur spectacle, les quatre filles ont été surprises. « Ça fait deux fois en une semaine qu’on nous parle de l’humour durant nos interventions, mais on ne fait pas exprès », disent-elles, presque à l’unisson.

Sans tomber dans le spectacle humoristique, l’humour est une facette émotive qu’elles entendent exploiter. « C’est tout simplement qu’on a du plaisir à être sur la scène », de mentionner Nadine Hébert, qui en a déridé plus d’un en présentant la première chanson du spectacle.

Dans le Nord

Pour Les Muses, une visite dans le Nord s’est avéré être le glaçage sur le gâteau. « Quand on chante en français, c’est entendu qu’on s’attend à aller au Québec ou en Europe. De venir ici, c’est vraiment un plus », de mentionner les filles qui en ont profité pour faire l’expérience d’une balade de traîneau à chiens.

Outre le relief, c’est la simplicité et l’entregent dont font preuve les habitants ténois qui ont marqué les quatre artistes. « Même dans l’ascenseur, les gens se parlent au lieu de regarder défiler le voyant lumineux », de remarquer celles qui, au lendemain du concert ayant réuni 90 personnes à Yellowknife, se sont produites devant environ 75 personnes à Hay River.
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