Jeux de la francophonie canadienne : Les Jeux de 2023 à Yellowknife?

La directrice générale de la Fédération franco-ténoise, Linda Bussey, s'adressant au conseil de municipal de Yellowknife. (Crédit photo: Denis Lord)

La directrice générale de la Fédération franco-ténoise, Linda Bussey, s'adressant au conseil de municipal de Yellowknife. (Crédit photo: Denis Lord)

Les Jeux pourraient attirer près de 1000 personnes dans la capitale.
 

La Fédération franco-ténoise (FFT) a demandé au conseil municipal de Yellowknife de l’appuyer pour obtenir l’édition 2023 des Jeux de la francophonie canadienne.


La directrice générale de la FFT, Linda Bussey, a présenté son dossier au conseil municipal le 27 mai.


Propriété de la Fédération de la Jeunesse canadienne-française (FJCF), les Jeux se tiennent tous les trois ans. La prochaine édition aura lieu à Victoria du 14 au 18 juillet 2020.


Pour 2023, l’organisation hôtesse aura la possibilité de choisir entre juillet et aout pour tenir l’évènement. Mme Bussey a exprimé sa préférence pour les cinq jours précédant ou suivant le festival Folks on the rock (12 au 14 juillet)
Les Jeux de la francophonie canadienne (JeuxFC) ajoutent aux sports des activités culturelles et de leadeurship (art oratoire, citoyenneté, journalisme, etc.).


Mme Bussey a fait valoir qu’à l’édition de Gatineau 2014, les élèves ont organisé une activité de gestion de désastre.
En art et en sport, les organisations hôtesses doivent présenter des activités « en démonstration », qui reflètent les particularités régionales. Pour le sport en démonstration, Mme Bussey est en contact avec Aboriginal Sport Circle NWT afin d’assurer une participation et une représentation de l’importante population autochtone des TNO.
L’absence de terrain d’athlétisme, un sport récurrent aux Jeux, ne poserait pas problème.

Chiffres
Selon les chiffres présentés par Mme Bussey, les JeuxFC réunissent entre 500 et 600 athlètes auxquels s’ajoutent environ 350 officiels, membres de délégations, de familles, etc.

Pour la FJCF, les chiffres sont plus prêt de 1200 personnes.


La directrice générale de la FFT est en discussion avec l’Alliance canadienne du tourisme sportif pour obtenir une évaluation des retombées économiques de l’évènement.


Devant le conseil municipal, à titre indicatif, elle a montré des chiffres obtenus d’Évènements d’affaires Canada sur les retombées du tourisme de conférence.


On parle de 400 $ par jour pour des personnes qui participent à des conférences et de 200 $ quotidiennement pour ceux qui les accompagnent.


« Mais ça ne sera pas pareil ici, a précisé Mme Bussey à L’Aquilon. Les jeunes vont coucher dans des écoles. Mais ils vont quand même générer des retombées. Et il y aura plus de 350 officiels et autres dans les hôtels. »

Demandes
La FFT n’a pas demandé de financement à la Ville de Yellowknife, mais plutôt un accès aux écoles et à des espaces comme le parc Somba K’e, ainsi que l'aide d’un employé de la ville pour le comité de candidature et d’un autre pour le comité organisateur.


Plusieurs conseillers municipaux se sont prononcés favorablement à la candidature de Yellowknife, comme Cynthia Mufandaedza et Niels Konge. « C’est excitant », a dit ce dernier, ajoutant avec une pointe d’humour que certains allaient peut-être rester à Yellowknife.


« J'appuie cela , a assuré Julian Morse. Ça cadre avec nos priorités sur le tourisme et le développement économique. »


Les conseillers et la mairesse ont voté unanimement en faveur d’un examen de la demande de la FFT par l’administration.
Le dossier sera remis au comité de gouvernance et de priorités de la Ville.


Le conseiller Robin Williams s’est retiré des délibérations pour ne pas être en conflit d’intérêts puisqu’il est membre du comité de candidature pour les JeuxFC, en compagnie, notamment de la directrice de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest. Cette dernière a donné son approbation pour l’utilisation des espaces de l’école Allain St-Cyr pour les Jeux.


Accès
En entrevue avec L’Aquilon, la mairesse de Yellowknife, Rebecca Alty, a dit qu’il fallait régler la question de la disponibilité des écoles, puisque les Jeux pourraient avoir lieu à un moment où on y fait divers travaux d’entretien.


« Nous voulons aussi regarder le cout des évènements pour la Ville », a précisé la mairesse, faisant référence à la valeur économique des contributions en nature et du recours aux employés.


« Nous voulons voir la contribution de la Ville et ce qu’elle aura en retour, combien les gens vont dépenser », a poursuivi Mme Alty.


Mme Bussey a concédé que c’est surtout l’accès aux espaces et aux écoles qui est primordial à la tenue des Jeux.
Leur cout est évalué à 1, 247 millions de dollars.


La date limite pour produire une lettre d’intention à la FJCF est le 30 mai.


« Nous allons envoyer une lettre d’intention même si la Ville et le gouvernement des TNO n’ont pas encore répondu à ce moment », explique Linda Bussey.


« Nous avons une relation incroyable avec l’organisation, ils veulent que ça se passe ici », a-t-elle assuré, sans vouloir préciser.


Une occasion incroyable
En date du 28 mai, aucune ville n’avait déposé sa candidature, a confirmé à L’Aquilon la coordonnatrice nationale des JeuxFC, Caroline Bujold.

La ville hôtesse sera connue début 2020 


Lors de la rencontre, l’enseignante et ex-présidente de la FFT, Catherine Barlow, et l’étudiante Anusha Sivakumar, membre du conseil d’administration de Canadian Parents for French, ont témoigné de leur participation aux JeuxFC qui avaient lieu à Moncton-Dieppe en 2017.


« Ça va être une occasion incroyable pour tous les jeunes », a assuré Anusha Sivakumar, parlant de ce que pourrait être Yellowknife 2023.


Quarante-huit athlètes et accompagnateurs ténois avaient participé aux Jeux de Moncton, raflant sept médailles et le Prix de l’amélioration.


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