Commémoration à Yellowknife : Les 14 victimes de l’École polytechnique de Montréal

14 décembre 2001
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Aux sons d’une chorale de jeunes chanteurs, un nombre impressionnant de personnes se sont réunies, une chandelle à la main, pour se recueillir en pensant aux quatorze jeunes femmes décédées lors de la tuerie de l’École Polytechnique de Montréal en 1989. Des vigiles du même genre se sont tenues partout au Canada.

Dans son discours, Mary Beth Levan a parlé de la plus longue des guerres, celle contre les femmes. « Cette guerre invisible a beaucoup plus façonné notre monde que les guerres connues avec les lignes de front, les chars d’assaut et les mitraillettes », a-t-elle mentionné.

Mme Levan a donc profité de l’occasion que lui offrait le 6 décembre pour souligner la contribution de plusieurs organismes et personnes des Territoires du Nord-Ouest pour faire avancer la cause des femmes et les protéger contre l’abus et la violence. Celle-ci a aussi mentionné l’importance de l’implication des gouvernements pour aider les femmes qui sont dans le besoin.

Violence conjugale

Au même moment, la dernière édition du magazine ÉpiNorth était publiée. La publication contenait quelques informations sur la violence familiale aux Territoires du Nord-Ouest. Malheureusement, les T.N.-O. affichent des statistiques peu reluisantes à ce sujet. La moyenne canadienne est de 18,2 femmes sur 100 000 personnes qui sont victimes de violence. Pour les T.N.-O., le taux de violence conjugale monte à 145,7 femmes sur 100 000.

On y apprend que dans l’année financière 2000-2001, 257 femmes ont eu recours aux services de centres d’hébergement. Soixante-dix pour cent de ces femmes étaient âgées entre 20 et 40 ans.

De ces femmes, 35 % ont été victimes d’abus physique de la part de leur conjoint. Trente-neuf pour cent étaient victimes de violence émotive ou psychologique. Cinq pour cent des femmes ont déclaré des abus sexuels, dont des viols. Enfin, 4% des femmes admises en centre d’hébergement se disaient victime d’abus financier.

Selon l’article d’ÉpiNorth, ces chiffres pourraient très bien ne représenter qu’une petite partie de la réalité. « À leur première admission, les femmes rapportent principalement de la violence psychologique, ce n’est que lors d’une admission subséquente que plusieurs rapportent de la violence physique », peut-on y lire.

Le magazine rapporte aussi les difficultés que peuvent vivre les femmes habitant dans des communautés isolées. En effet, l’aide peut y être moins accessible. Les statistiques rapportent que le taux de violence dans les petites communautés est le même que dans les milieux urbains. Pourtant, moins de femmes provenant de ces communautés ont recours aux services disponibles.

Enfin, la Gendarmerie royale du Canada des Territoires du Nord-Ouest rapporte être intervenue dans 374 situations de violence perpétrées contre des femmes. Seulement 50 hommes ont rapporté de la violence familiale contre eux.

Après leur séjour en centre d’hébergement, 35% des femmes retournent auprès de leur conjoint, tandis que 29% vivent maintenant de manière indépendante. Enfin, 21 % vont vivre avec des proches ou des amis.
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