Le rêve du Grand Nord

06 octobre 2000
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Tout le monde est impressionné par le mythe des traîneaux à chiens. C'est le symbole même du Grand Nord, l'image qui nous vient généralement en tête juste après les grandes étendues immaculées. Pour Catherine Pinard et Denis Ouellet, deux québécois établis à Inuvik depuis quelques mois, c'est une réalité quotidienne. Le couple possède 28 chiens, tous entraînés pour tirer un traîneau.

Tout a commencé quand Catherine, alors petite montréalaise de dix ans, assiste à une présentation donnée à son école par deux hommes qui possèdent des attelages de chiens. Fascinée, la petite élève de cinquième année les voit à la télévision peu de temps après et s'empresse de les enregistrer sur vidéo. Elle a d'ailleurs gardé le ruban, et confesse qu'elle le regarde encore, 15 ans plus tard. « Je l'ai regardé ce matin », dit-elle en riant. Son intérêt pour les animaux ne se dément pas au fil des années, puisqu'elle part préparer sa maîtrise en gestion de la faune à Rimouski. C'est là qu'elle rencontre Denis, qui possède déjà quelques chiens. Attiré par le Nord canadien, le jeune couple part pour le Yukon en juin 1999. « Ça faisait partie de mon rêve du Grand Nord », confie Catherine. Après quelques mois à Whitehorse, ils montent jusqu'à Inuvik en février 2000, où Catherine travaille pour la faune et Denis enseigne le français et les arts à l'école secondaire. C'est ici qu'ils ont augmenté leur équipe canine à 28 chiens.

Les chiens sont très agités et demandent beaucoup de soins et d'entraînement. Après les avoir abreuvés, on doit attendre une heure avant de les faire courir. Les chiens voient l'attelage et créent un vacarme assourdissant avec leurs jappements d'impatience. Au début de l'automne, la neige n'étant pas assez épaisse pour utiliser une traîne en toute sécurité, les propriétaires de chiens utilisent un véhicule tout terrain ou même une Jeep. Ils les attellent au véhicule et les font courir sur une route peu fréquentée.

Le but ultime de Denis et Catherine est de gagner le fameux Yukon Quest. Toutes les chances sont de leur côté. D'ailleurs, les francophones font de très bons « mushers »; le mot Mush, qui sert à faire avancer les chiens, vient du mot français Marche!. Les anglophones ont transformé le mot quelque cent ans passés, lorsque qu'ils l'entendirent de la bouche des trappeurs francophones, alors nombreux ici dans le Grand Nord.
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