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Le refuge de jour temporaire enfin inauguré à Yellowknife

16 décembre 2021
Cheryl et Peter Houweling sont les propriétaires de la compagnie Kavanaugh Bros, qui a proposé ses bâtiments préfabriqués utilisés durant la construction de la route des Tli cho pour les transformer en centre de jour à Yellowknife. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

Cheryl et Peter Houweling sont les propriétaires de la compagnie Kavanaugh Bros, qui a proposé ses bâtiments préfabriqués utilisés durant la construction de la route des Tli cho pour les transformer en centre de jour à Yellowknife. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

Les bâtiments préfabriqués utilisés par les travailleurs pour la construction de la route toutes saisons des Tli cho ont été transformés en centre d’accueil temporaire.

Marine Lobrieau – IJL – Réseau.Presse – L’Aquilon

« Nous n’étions pas en mesure de refuser quoi que ce soit. Autant l’envisager », a commenté la ministre de la Santé Julie Green à propos des bâtiments préfabriqués et des désaccords concernant la mise en place du refuge temporaire au centre-ville de Yellowknife. Face à l’urgence, ce sont les unités modulaires, qui servaient de logement aux travailleurs, qui ont été déplacées en ville et bonifiées. Situé sur le terrain de l’ancien Centre d’information touristique Northern Frontier, le refuge a une capacité pour accueillir 45 usagers et fonctionne sept jours sur sept depuis le 6 décembre dernier.

 

Des structures reconditionnées

« Nous étions fondamentalement au bon endroit au bon moment pour offrir une solution qui pouvait être réalisée à temps et qui remplissait l’objectif », lance Peter Houweling, dirigeant de Kavanagh Brothers Ltd. L’entreprise privée a joué un rôle central dans le rapatriement et l’installation rapide de ces structures mobiles. « La partie la plus difficile, c’était de les adapter davantage à un cadre de type métropolitain », détaille-t-il. Les spécialistes avaient pour mission de modifier le système électrique central, réaliser un système d’approvisionnement en eau et un réseau pour les eaux usées. Pour ce faire, le projet a nécessité une nouvelle construction. « Généralement, dans un camp, l’électricité est fournie par un générateur, il n’y a donc pas de local dédié, constate-t-il. Nous avons dû construire un bâtiment séparé qui abrite tout l’appareillage d’alimentation électrique et réimaginer le système de chauffage et d’accès. Cela revient à adapter tous les systèmes pour qu’ils fonctionnent ensemble », conclut l’entrepreneur, qui souligne que ce chantier représentait pour lui
« une priorité ».

Désormais voués à une utilisation secondaire, les bâtiments offrent un endroit sécuritaire où les usagers peuvent se reposer, se restaurer, utiliser une salle de bain, une buanderie tout en ayant accès à des professionnels de la santé et des prestations sociales. Un service essentiel pour la ministre. « Il est très important de comprendre que ce sont des résidents des Territoires du Nord-Ouest, ils ont droit à la même qualité de vie que n’importe qui. Nous sommes donc en mesure de fournir cela grâce à ce genre d’installation, c’est vraiment l’idéal », se félicite-t-elle. Au total, 250 000 $ ont été injectés dans ce projet.

 

Déjouer la discorde

Début octobre, la municipalité de Yellowknife a refusé d’accorder un permis au Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest pour construire le centre de jour temporaire. L’établissement permanent surchargé ne pouvait accueillir davantage d’usagers et assurer les demandes. Confronté à l’urgence de la situation et à l’arrivée des grands froids, le GTNO décrète par la suite l’état d’urgence local et désigne un emplacement.

Autre sujet de discorde, les commerçants craignaient que la proximité du refuge desserve la fréquentation de leur établissement, notamment à cause de la consommation présumée de substances par les usagers. « La plupart des personnes qui accèdent au refuge sont sous l’influence de substances », concède Jenna Scarfe, directrice au sein de l’Autorité de la santé et des services sociaux des Territoires du Nord-Ouest, tout en rappelant que les individus trop intoxiqués seront redirigés vers un centre de dégrisement avant d’affirmer « qu’il n’y aura pas de consommation à l’intérieur de l’établissement ni sur les lieux ».

L’ouverture d’un autre établissement permanent est en ce moment à l’étude. Pour la ministre, les installations temporaires permettent d’absorber les besoins en accueil pour une période estimée à trois ans, jusqu’à ce qu’il soit possible d’ouvrir le second centre. « Ce que nous voulons, c’est ne plus avoir de crises ni de mouvements, et passer de cette configuration temporaire à une configuration permanente au début 2024. »


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