Course des régions pancanadiennes : Le recrutement est commencé

05 juillet 2018
Dëneze Nakehk'o est un des interlocuteurs de la réalisatrice d’Alliés, Sandra Inniss. (Gracieuseté SI)

Dëneze Nakehk'o est un des interlocuteurs de la réalisatrice d’Alliés, Sandra Inniss. (Gracieuseté SI)

Un organisme québécois offre aux 18-35 ans un budget et un encadrement pour faire un court-métrage.

Un de vos rêves est de réaliser un film de fiction? Ne serait-ce qu’un petit ? La Course des régions pancanadiennes pourrait être l’occasion que vous cherchez.


Depuis trois ans, l’organisme québécois ouvre son stage à tous les francophones canadiens âgés de 18 à 35 ans. Contrairement à ce qui est écrit sur le site Internet de la Course, les régions (Atlantique, Ontario, Prairies, Ouest-territoires) ne bénéficient pas d’une représentation assurée même si elle est souhaitée. Jusqu’à 17 candidats pourront être recrutés, précise Josée Labrie, directrice générale de la Course des régions pancanadiennes, ajoutant que ce sera en fonction de leur dossier de candidature.


Les coureurs bénéficieront d’un budget de 2000 $ et de deux voyages au Québec pour des formations et la présentation des films. Les frais de transport, d’hébergement et de formation à l’Institut national de l’image et du son (Inis) étant assumés par la Course.


L’Inis est une école de cinéma réputée dont la formation est onéreuse. « Ça fait une différence sur le résultat, observe Josée Labrie, on voit que les films sont mieux structurés. » Elle dit aussi que la formation tient compte des commentaires émis par les anciens participants, qui voulaient qu’on partage les erreurs et expériences des Courses précédentes. La formation aborde divers aspects pratiques comme la cession de droits, le travail avec un mentor durant les six semaines de tournage, etc.


Parmi les différentes modalités de participation, les candidats doivent soumettre d’ici le 6 aout une vidéo de 2 minutes.

Une expérience documentaire
La Course des régions pancanadiennes alterne annuellement fiction et documentaire. Ex-journaliste à L’Aquilon, Sandra Inniss a participé à la Course des régions en 2017, réalisant un documentaire de cinq minutes intitulé Alliés, portant sur les relations entre Autochtones et non-Autochtones et leur rapport respectif avec le territoire. Un défi éthique, dit-elle. Présenté aux Rendez-vous du cinéma québécois, Alliés s’est classé parmi les finalistes des divers prix remis à la fin du concours.


« L’apparition du pancanadianisme est récente dans le concours, analyse Sandra Inniss, et ça peut se sentir. La réalité des francophones en milieu minoritaire est à réfléchir et à développer pour tenir compte des contraintes auxquelles [les candidats] sont confrontés. »


Elle en veut pour exemple le manque de compréhension de l’organisme face aux problématiques de transport pour des gens comme elle éloignés du Québec, face au fait que faire partie d’une minorité linguistique limite le choix de sujets, à moins d’avoir recours aux sous-titres ou à la postsynchronisation, ce qui exige davantage de temps.

Création
Malgré ces critiques, Sandra Inniss recommande la participation à la Course. « Parce que c’est exigeant, dit celle qui a mis les bouchées doubles durant six semaines, combinant travail et réalisation. Moi, c’est comme ça que j’apprends. Créer t’enlève une partie de toi. Ça te fait vivre une expérience, puis ensuite tu laisses vivre ta création dans le monde. Juste pour vivre ça, ça vaut la peine, mais ça ne veut pas dire que c’est facile. »


Aux futurs participants, Sandra Inniss suggère de choisir un sujet en fonction de l’échéance et des ressources disponibles.

Rassembler
Le responsable de Jeunesse TNO à la Fédération franco-ténoise, Alexandre Assabgui, en est un autre qui a fait la Course, réalisant la comédie Dodo en 2016. Recommande-t-il la participation au concours ? « À 100 % dit-il. Combiné avec un travail à temps plein, c’est difficile. À l’université, c’est peut-être plus flexible. Mais j’ai adoré l’expérience. Je suis assez fier du film, j’ai eu beaucoup de plaisir, ça m’a fait vivre beaucoup d’émotions. Ça a été un projet rassembleur, des amitiés sont nées là. »


Alexandre Assabgui avait déjà participé à des films, mais considère Dodo comme sa première véritable réalisation. S’il adore diriger des comédiens, il a aussi vécu les angoisses de la page blanche et a dû affronter différents problèmes, par exemple de trouver une trame musicale à la dernière minute. Alors qu’il s’était donné comme objectif de montrer la beauté des TNO, les scènes extérieures ont engendré leur lot de problèmes, notamment alors qu’un chien qui devait jouer un loup s’est sauvé et qu’il a fallu plusieurs heures pour le rattraper.


Mais ces images du Nord étaient rafraichissantes et peu communes, de dire Josée Labrie.
Alexandre Assabgui a également trouvé contraignantes la production de vlogs et la relation à distance avec un mentor. Mais en entrevue, ce sont davantage les bons souvenirs et les anecdotes cocasses qui prennent le pas, et le réalisateur a même savouré l’ingéniosité qu’il a fallu pour pallier la modestie du budget.


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