Foyer linguistique autochtone : Le programme est reconduit

07 mai 2004
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Devant l’ampleur des pressions exercées par les députés de l’Assemblée législative pour que le programme d’apprentissage des langues autochtones pour les enfants d’âge préscolaire se poursuive, le gouvernement fait volte-face et débloquera 877 000 $ pour la poursuite de l’activité.

Le financement de ces activités, disponibles dans au moins 15 sites répartis à travers les TNO, est conditionnel à l’approbation des députés lorsqu’ils siégeront de nouveau, à la fin du mois. Lors du dernier budget, il avait été décidé de ne pas poursuivre le programme, étant donné les contraintes financières auxquels le gouvernement territorial fait face. En fait, lorsque le dernier gouvernement avait mis le projet sur pied, il devait être d’une durée de trois ans et donc, prendre fin le 31 mars dernier.

Le comité permanent sur les programmes sociaux avait alors fait la recommandation de ne pas couper le financement de cette initiative. « Le Cabinet en a discuté et a décidé que les programmes de la petite enfance, comme celui-ci, sont des investissements assez important pour le futur de nos enfants pour que nous nous penchions là-dessus », a fait savoir le ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, Charles Dent.

Selon ce dernier, en plus de répondre aux préoccupations du Comité permanent sur les programmes sociaux, cette décision répond à l’une des recommandations du Comité spécial sur la révision de la Loi sur les langues officielles, dont le rapport a été déposé au cours de la dernière Assemblée législative.

Le ministre Dent et la présidente du comité permanent sur les programmes sociaux, Sandy Lee, sont d’accord sur le fait que le projet de foyers linguistiques suscite plusieurs retombées positives. En plus de favoriser la revitalisation et la préservation des langues autochtones, le programme permet de donner de « meilleures connaissances sur comment les enfants acquièrent de nouvelles compétences linguistiques », selon le ministre.

« Un autre côté positif est l’engagement des aînés dans la prestation des programmes. Il s’agit d’aînés qui enseignent aux enfants avant qu’ils n’aillent à l’école », ajoute Mme Lee. De son côté, le ministre Dent souligne les liens intergénérationnels qui se sont créés dans les communautés où le programme est offert.

Le financement de 877 000 $, qui permettra à 350 enfants de zéro à cinq ans de prendre part aux activités, s’appliquera au présent exercice financier du gouvernement territorial. Par la suite, la contribution gouvernementale diminuera, au fur et à mesure que le programme sera mis en œuvre et que toute laformation des instructeurs aurat été donnée.

Pour ce qui est de l’apprentissage des langues autochtones en milieu scolaire, le ministre Dent rappelle que, pour certaines langues, l’immersion est offerte au moins de la maternelle à la troisième année. « Notre but est de nous assurer que l’instruction dans les langues autochtones est disponible, particulièrement de la maternelle à la troisième année, mais le gros problème est de trouver les professeurs capables d’enseigner dans les langues autochtones ».
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