Éducation postsecondaire : Le gouvernement ouvert à l’accréditation d’établissements autochtones

Tous les niveaux et diplômes devront être approuvés par le gouvernement.

Avec le projet de loi 48 sur l’éducation postsecondaire, le gouvernement des TNO ouvre la porte à l’accréditation d’établissements d’éducation autochtone. La loi qui franchit, ces jours-ci, les étapes devant mener à son adoption, comprend une courte section sur de tels établissements.


C’est seulement la première étape pour la mise en place de l’accréditation, a assuré la ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation (MECF), Caroline Cochrane, lors de la revue clause par clause du projet de loi par le Comité permanent sur le développement social, le 6 aout dernier.


D’autres consultations aideront à déterminer le processus et les critères d’évaluation de reconnaissance des établissements postsecondaires autochtones opérant aux Territoires du Nord-Ouest.


« La raison pour laquelle [ce n’est pas plus défini] dans la loi, explique Mme Cochrane, c’est parce que c’est un gros processus. Nous devons nous assurer que nous travaillons bien avec les gouvernements autochtones et nous devons respecter ce processus. [...] Tous les établissements autochtones qui voudront être reconnus devront se soumettre au processus de révision pour tous les programmes collégiaux ou universitaires et ensuite, ils pourront devenir un établissement autochtone. Lorsque nous élaborerons la règlementation, nous commencerons par les programmes les plus faciles [...] pour aller graduellement vers l’université. »

Reconnaissance
Le projet de loi 48 précise les mécanismes de reconnaissance d’un grade, d’un diplôme et d’un certificat. Ces attributions doivent être autorisées par le ministre, sur recommandation d’une institution indépendante. Les fonctions de cet organisme peuvent être exercées par un comité consultatif dont les membres seront nommés par le ministre.
Le Centre Dechinta offre depuis quelques années déjà des programmes d’éducation postsecondaire autochtones en forêt au lac Blatchford. En mai dernier, sa directrice générale, Kelsey Wrightson, s’inquiétait que ce mécanisme puisse empêcher la reconnaissance de cours de l’Université de la Colombie-Britannique que dispense Dechinta.

Mme Cochrane se veut rassurante, tant pour la reconnaissance des niveaux, diplômes et certificats que pour les modèles d’associations entre établissements préconisés, chacun à sa façon, par le Centre Dechinta et le Collège nordique francophone (CNF).


« C’est vraiment important que l’on construise des partenariats, non seulement dans le Nord-Ouest, mais à l’extérieur, souligne la ministre. Il n’y a pas de raison de réinventer la roue, certains collèges et universités sont reconnus pour certains programmes ; pourquoi ne pas faire de partenariats avec eux ? »


Elle dit dialoguer avec Dechinta et le CNF et pense avoir une bonne relation avec ces établissements.


« Dechinta [...] cherche à s’agrandir, c’est un établissement postsecondaire très dynamique, qui a des partenariats avec des universités du Sud. On ne veut pas arrêter ça [...], mais cette loi vise à s’assurer que nous avons une éducation de qualité. Dans ce cas précis, Dechinta travaille avec une université réputée et reconnue, mais nous voulons nous assurer que tous les établissements postsecondaires qui viennent aux TNO sont reconnus. Je ne veux pas de certificat sans qualité. »


La ministre Cochrane a accepté les 18 motions présentées par le Comité permanent sur le développement social, présidé par le député de Nahendeh, Shane Thompson.


Le projet de loi 48 doit maintenant être soumis à l’étude du comité plénier. La ministre Cochrane assure que le projet de loi sera présenté à l’Assemblée législative avant les élections du 1er octobre.


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