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Le français au-delà de la France

Nicolas Beaudoin, Consul général de France à Vancouver. (Courtoisie Consulat général de France à Vancouver)

Nicolas Beaudoin, Consul général de France à Vancouver. (Courtoisie Consulat général de France à Vancouver)

Le consul général de France à Vancouver s’inscrit en mars, mois des Rendez-vous de la francophonie, comme allié de tous les résidents de l’Ouest canadien qui, peu importe leur nationalité, partagent la langue française.

Thomas Ethier
IJL – Réseau.presse – L’Aquilon

En poste depuis septembre 2021, le consul général de France à Vancouver, Nicolas Beaudoin, s’attèle à la tâche. Le représentant des Français de l’Ouest canadien s’affaire, avec son équipe, aux préparatifs de l’élection présidentielle française, qui débute en avril. Mais par delà son devoir envers ses compatriotes, le consul général a pris soin de souligner, en mars, que le français n’a pas de frontières.

Dans une lettre livrée aux salles de presse francophones de sa juridiction – qui s’étend de Vancouver jusqu’aux Territoires du Nord-Ouest –, Nicolas Beaudoin décrit ce mois de la francophonie comme un « moment privilégié pour mettre en avant nos identités francophones et célébrer la langue française », en faisant l’éloge des associations qui font vivre leur langue en milieu minoritaire. Mais au-delà du verbe, comment se manifeste l’appui du consul général auprès des Franco-Canadiens ?

 

Une langue du monde

« Nous, on essaie de soutenir l’action de tout cet écosystème francophone dynamique, indique M. Beaudoin, en entrevue à Média ténois. Je trouve qu’il y a une vraie mobilisation des francophones en milieu minoritaire. Mon objectif est de pouvoir accompagner certaines de ces initiatives, et de pouvoir porter des réussites et des messages aux responsables économiques, politiques et médiatiques dans l’Ouest canadien. »

Aux yeux du Français, toute langue est une richesse lorsqu’elle s’ouvre au monde. Un territoire aux onze langues officielles représente selon lui un bon exemple. « Le message que l’on porte, c’est aussi la défense et la promotion du plurilinguisme, fait-il valoir. Le fait de parler plus d’une langue est une ressource culturelle et économique, en plus d’un enrichissement personnel, ajoute-t-il. La francophonie, c’est aussi le plurilinguisme. »

« Sur ce plan, les TNO représentent une illustration concrète de la richesse du plurilinguisme, affirme-t-il. C’est une richesse sur le plan personnel d’avoir cette possibilité de parler plusieurs langues. Ça donne accès à une culture et à des traditions, en plus d’élargir le cercle des interactions sociales et communautaires. Il s’agit de s’ouvrir aux différences et de s’ouvrir aux autres. »

 

Les mots communs

M. Beaudoin parle également d’une langue qui unit le Canada aux quatre coins du monde. « Signe que la francophonie appartient à tous les francophones, c’est à Niamey, capitale du Niger, qu’a été célébrée la fondation de l’Organisation internationale de la Francophonie il y a 51 ans » a-t-il pris soin de souligner sur le site du Consulat.

« Ce que je ressens, c’est une vraie identité francophone canadienne, dynamique, qui est alimentée aussi par une immigration pas seulement de France, mais d’autres pays francophones, précise-t-il en entrevue. Je trouve que ça contribue au dynamisme de la francophonie, tout en enrichissant également notre langue commune. »

Le consul se réfère d’emblée à l’univers de la recherche scientifique, offrant en exemple une récente collaboration entre l’Université Laval, au Québec, et l’institut français de recherche Ifremer, qui étudie les océans du monde. « Grâce à cet accord, qui s’appuie sur des échanges en français entre chercheurs français et canadiens, des campagnes de recherches vont pouvoir se déployer dans la zone arctique, souligne-t-il. Voilà une illustration concrète des possibilités offertes par cette langue que nous avons en commun. »

Nicolas Beaudoin a laissé entendre qu’une mission consulaire à Yellowknife pourrait, « espérons-le », être organisée d’ici la fin de 2022 – la dernière remonte à 2016. La délégation est attendue de pied ferme, puisqu’elle permettra aux ressortissants français installés aux TNO d’obtenir divers services de grande importance, comme l’obtention d’un passeport ou d’une carte d’identité, autrement offerts à l’extérieur des Territoires, exclusivement en personne.


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