Communauté francophone accueillante : Le comité dictera la voie à suivre

Le député des Territoires du Nord-Ouest, Michael McLeod, et le président de la Fédération franco-ténoise, Jean-François Pitre, lors de l'annonce de la sélection de Yellowknife comme Communauté francophone accueillante. (Courtoisie FFT)

Le député des Territoires du Nord-Ouest, Michael McLeod, et le président de la Fédération franco-ténoise, Jean-François Pitre, lors de l'annonce de la sélection de Yellowknife comme Communauté francophone accueillante. (Courtoisie FFT)

Il y aura un sondage et un groupe de discussion pour que les immigrants puissent identifier leurs besoins.

L’identité des membres du comité consultatif culturel (CCC) qui décidera comment dépenser les 305 670 $ qui serviront à transformer Yellowknife en « Communauté francophone accueillante » devrait être connue d’ici le 21 juin.


Annik Théberge est coordonnatrice du Réseau d’Immigration francophone des TNO (RIFTNO) et de Communauté francophone accueillante, un récent projet pilote fédéral qui prend place dans quatorze communautés du pays.


En vertu d’une nouvelle approche préconisée par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), c’est la communauté – en l’occurrence représentée par le CCC – qui doit décider comment mieux servir et intégrer les immigrants francophones, comment contribuer à leur rétention aussi.


« Dans notre composition idéale du CCC, explique Annik Théberge, il y aurait des personnes des domaines de l’éducation, de la santé, de l’établissement, du privé, du développement économique, des arts et de la culture, un représentant des Territoires ou de la municipalité et un ou deux arrivants. »


C’est Annik Théberge et la directrice générale de la Fédération franco-ténoise, Linda Bussey, mandatée par le RIFTNO, qui sélectionneront les membres du comité. Les personnes intéressées avaient jusqu’au 14 juin pour faire parvenir une lettre d’intention au RIFTNO.


Le RIFTNO est constitué par la plupart des organismes francophones des TNO, depuis la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest jusqu’au Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest.


Théoriquement, ses membres peuvent devenir membres du CCC.


« C’est ce qui se passe au Yukon, de dire Mme Théberge. Le Réseau d’Immigration francophone du Yukon constitue le CCC. Mais nous voulons être plus multisectoriels. Nous espérons une variété de gens. »

Processus
Le CCC doit soumettre à l’automne un plan au fédéral sur les stratégies qui seront adoptées jusqu’en 2023.


« Ça pourrait être un guide du nouvel arrivant, des services comme du jumelage avec des employeurs, [...] une plateforme internet, etc. », illustre Annik Théberge.


Elle précise que les subsides n’iront pas nécessairement à l’établissement des immigrants, mais pourraient être investis dans un partenariat avec une ressource qui a une expertise dans un domaine pertinent.


Avant l’automne, les immigrants francophones aux TNO pourront remplir un sondage en ligne dans lequel identifier leurs besoins. Ils seront aussi invités à participer à un groupe de discussion aux mêmes fins.


Outre ce sondage et ce groupe, le CCC aura pour nourrir sa réflexion plusieurs études : des plans stratégiques du RIFTNO et du Yellowknife Immigration Partnership, ainsi qu’une étude d’un professeur de l’Université de Moncton, Christophe Traisnel, portant sur les communautés francophones des trois territoires.

Données manquantes
Le programme Communauté francophone accueillante vise exclusivement les immigrants ayant le statut de résidents permanents. Ils peuvent être allophones et avoir choisi de vivre en français.


Il n’y a pas de statistiques sur le nombre d’immigrants ayant le statut de résidents permanents aux Territoires du Nord-Ouest.


Selon Mme Théberge, recueillir des données à ce propos fait partie des projets d’IRCC.


Les 305 670 $ font partie du budget du Plan d’action sur les langues officielles 2018-2023 pour soutenir l’intégration et la rétention des francophones au Canada à l’extérieur du Québec.


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.