Jeux de la francophonie canadienne : Le comité décisionnel des Jeux 2023 se rencontre à Yellowknife

Anusha Sivakumar (FJCF), Caroline Bujold, Roxane Dupuis, Joëlle Martin, Xavier Lord-Giroux (FFT), Taylor Morrison et Linda Bussey (FFT). (Courtoisie : FFT)

Anusha Sivakumar (FJCF), Caroline Bujold, Roxane Dupuis, Joëlle Martin, Xavier Lord-Giroux (FFT), Taylor Morrison et Linda Bussey (FFT). (Courtoisie : FFT)

Le comité de sélection en vue des Jeux de la francophonie de 2023 s’est rencontré à Yellowknife, le 10 janvier dernier, pour visiter les installations, rencontrer les acteurs du milieu et délibérer si la ville de Yellowknife a le potentiel d’être retenue pour l’évènement. La capitale des Territoires du Nord-Ouest étant la seule candidate à ces Jeux, les chances semblent plutôt de son côté.
Questionnée sur le processus décisionnel pour ce cas particulier, la représentante des comités organisateurs, Joëlle Martin, dit que c’est la première fois que cela arrive et que l’évaluation se fait de la même façon.
« On n’a juste pas à comparer Yellowknife avec une autre ville. On demeure aussi critiques. Le processus est le même. »
Le but de la visite est de formuler une recommandation - favorable ou défavorable - pour que la ville de Yellowknife soit hôte des jeux de la francophonie qui se tiendront au mois de juillet 2023, stratégiquement juste avant le festival de musique Folk On The Rocks.
Si la seule ville candidate aux jeux n’est pas retenue, qu’adviendra-t-il ?
« On en discutait plus tôt et si jamais on n’était pas capable de faire une recommandation au conseil de direction de la jeunesse canadienne-française - c’est eux qui décident, ultimement, où les jeux ont lieu - c’est eux aussi qui décideraient de la prochaine étape. Relancer le processus pourrait être une option, ou alors reporter les jeux d’une année, en serait une autre. Il n’y a pas de chemin défini, notre mandat, en tant que comité d’évaluation de la candidature sélectionnée, est de faire une recommandation », de partager la représentante de la fédération de la jeunesse canadienne-française, Caroline Bujold. Au final, ce sont les jeunes qui vont décider. Incarnés dans le comité par la représentante jeunesse, Taylor Morisson de la Saskatchewan, ils vont délibérer avec elle et voter s’ils veulent que les jeux se passent aux Territoires du Nord-Ouest.
Ce qui joue en faveur de Yellowknife, outre que c’est la seule ville candidate ?
Joëlle Martin : « Ça ne s’est jamais fait dans le Nord… Et il y a la communauté franco-ténoise. »
La représentante des chefs de mission, Roxanne Dupuis, ajoute : « C’est un endroit qui est presque exotique pour la plupart des Canadiens, alors d’offrir cette opportunité-là à la francophonie canadienne, de venir visiter ce Territoire-là, il y a une partie en moi qui dit : pourquoi pas ? Ça pourrait être un beau moment pour eux et pour la communauté franco-ténoise également. C’est un endroit où la majorité des Canadiens ne viendraient pas autrement. »
Une autre chose que l’on regarde, d’ajouter, Mme Bujold, c’est « quelle saveur le comité de candidature va donner à l’évènement, à l’édition qu’ils veulent présenter. Comment ce comité va livrer certaines choses pour rendre l’expérience unique, à la saveur des Franco-Ténois ».
Taylor Morrison, quant à elle, trouve que ce qui rend Yellowknife unique pour recevoir les jeux, c’est l’intégration de la culture (francophone) dans les activités, dans les évènements : « c’est vraiment cool à voir et ce serait plaisant de partager ça avec le reste du Canada. »

Y a-t-il des choses qui pourraient jouer en la défaveur de Yellowknife ?
Sur le plan des infrastructures, tout est là, de dire Madame Bujold. Le comité s’est dit impressionné par les bâtiments, les écoles qu’elles ont trouvées très modernes et belles, et par cette particularité de l’architecture qui intègre la roche à l’intérieur des bâtiments. « C’est vraiment beau », commente-t-elle.
Le hic se situe au niveau du nombre de personnes à déplacer en transport aérien. 1200 personnes dans une seule journée, c’est beaucoup de monde. C’est loin et c’est dispendieux, alors c’est certain que cet élément joue en désavantage. Un autre défi sera le nombre de bénévoles requis pour faire rouler l’évènement. Les jeux sont en français alors il va sans dire qu’il sera important d’offrir un contexte francophone aux jeunes. Dans les régions plus isolées, c’est moins facile à avoir, de commenter Mme Martin. Le comité estime avoir besoin d’entre 500 et 750 bénévoles (locaux, francophones), un peu moins si des personnes s’engagent pour toute la semaine.
Selon la directrice générale de la Fédération franco-ténoise, Linda Bussey, si Hay River et Fort Smith sont capables d’accueillir les Jeux de l’Arctique, Yellowknife peut certainement recevoir les Jeux de la Francophonie. D’ailleurs, la capitale ténoise les a déjà accueillis ces Jeux de l’Arctique, elle aussi. C’était à la toute première édition de ses jeux, en 1970 et en 2008.
Pour ce qui est du transport aérien, Madame Bussey pense que c’est très réalisable…
« Ça prend seulement des vols nolisés ». Idem pour le nombre imposant de bénévoles requis, avec une préparation suffisante en amont, et en mobilisant les autres communautés francophones des Territoires, tout est possible !
D’ici la fin de mois de février, la communauté franco-ténoise saura si oui ou non, elle possède trois ans et demi pour se préparer à cet évènement d’envergure.


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