S'abonner à Médias Ténois

Le Collège nordique francophone s’allie à l’Université de l’Ontario français

(à gauche) Patrick Arsenault, directeur général du Collège nordique, en compagnie de Pierre Ouellette, recteur de l'Université de l'Ontario français et d'
Édith Dumont vice-rectrice, Partenariats, collectivités et relations internationales. (Crédit photo : Courtoisie, Collège nordique francophone)

(à gauche) Patrick Arsenault, directeur général du Collège nordique, en compagnie de Pierre Ouellette, recteur de l'Université de l'Ontario français et d' Édith Dumont vice-rectrice, Partenariats, collectivités et relations internationales. (Crédit photo : Courtoisie, Collège nordique francophone)

Suivi par plus de 150 apprenants du Collège nordique francophone depuis 2016, le cours Culture et Langue Tli cho sera désormais offert à la communauté étudiante de l’Université de l’Ontario français, à Toronto.

Thomas Ethier
IJL – Réseau.presse – L’Aquilon


Le Collège nordique francophone a conclu en juin une entente de partenariat avec l’Université de l’Ontario français, qui se traduira dès cet automne par un échange d’expertise entre les deux institutions. Le cours Leadership et la gestion de la diversité, conçu par la jeune université torontoise, sera ainsi offert à Yellowknife dès la rentrée.


Le nouveau cours sera suivi par l’ensemble du personnel du collège, mais sera également proposé aux gestionnaires, directeurs d’entreprises et autres professionnels du gouvernement ou d’organismes « qui souhaitent débuter ou poursuivre une démarche de diversité et d’inclusion, et qui s’intéressent au leadeurship et la gestion de la diversité », selon ce qu’explique le directeur général du Collège nordique francophone, Patrick Arsenault.


Un rayonnement pour le Tli cho

De son côté, l’institution de Yellowknife partagera son cours sur la culture et la langue Tli cho à la communauté étudiante de l’Université de l’Ontario français. Deux enseignantes des TNO seront affectées à la tâche. « Offrir ce cours aux étudiants est une manière pour l’Université d’appuyer leurs propres démarches en matière de vérité et réconciliation, indique M. Arsenault. L’approche leur est apparue très innovante. »


« Nous sommes désormais en mesure de faire rayonner l’expertise que nous mettons de l’avant depuis des années avec nos cours de Tli cho, qui sont très populaires à Yellowknife, et ce, dans un autre milieu franco minoritaire à l’extérieur des TNO, souligne le directeur. Nous pouvons élargir notre champ d’influence et la portée de nos efforts. »


« Il s’agit d’un cours de sensibilisation à la culture et à la langue Tli cho, mais l’apprentissage de la langue en fait bien plus qu’un cours d’histoire et de description de la culture, poursuit le directeur. C’est une chose que l’on vit. En apprenant à parler la langue Tli cho, on pose un acte concret, on se situe dans une situation d’échange avec cette langue. L’étudiant est ainsi au cœur de l’apprentissage. »


Initié au printemps 2022, ce partenariat entre les deux institutions est appelé à s’élargir avec la jeune université francophone de Toronto, qui ouvrait ses portes à l’automne 2021. « L’entente signée n’est pas spécifique à ces deux cours, confirme le directeur. C’est un premier cas concret, vers un partenariat plus large. L’université de l’Ontario français est une petite institution, assez agile, tout comme nous. Nos ambitions sont similaires sur plusieurs plans ».


Les futures orientations du Collège

L’intégration du cours Leadeurship et gestion de la diversité au Collège nordique francophone permettra non seulement d’élargir l’offre de cours à la francophonie ténoise, mais également d’appuyer les futures orientations de l’institution, comme l’explique M. Arsenault. « Nous souhaitons développer notre offre de formation en gestion, leadeurship et diversité », souligne-t-il.


« Ce partenariat avec l’Université de l’Ontario français pourra nous aider à pousser la réflexion, tout en nous permettant, dans l’immédiat, d’offrir des formations auxquelles nous n’aurions pas accès autrement. Nous allons certainement apprendre de ce partenariat », ajoute le directeur, lui-même en poste depuis mai 2022.


Selon Patrick Arsenault, d’autres ententes de partenariat pourraient être annoncées au cours des prochains mois, voir avant la fin de l’année 2022. « Nous cherchons à offrir de plus en plus de programmes et de cours. Cette collaboration nous permet d’être exposés à différentes manières de travailler, de construire des cours, nous aide à développer des compétences pour renchérir sur ce qu’on fait, et offrir des programmes de mieux en mieux pour les francos ténois. »


Le Collège nordique francophone annonçait en janvier une entente de partenariat avec le Collège la cité d’Ottawa, qui lui permettra d’offrir dès septembre 2022 un nouveau programme d’Éducation en services à l’enfance en français. Le modèle proposé permet notamment aux élèves du secondaire des Territoires du Nord-Ouest d’obtenir des crédits pour l’obtention de leur diplôme.


Ouverte à Toronto en septembre 2021, l’Université de l’Ontario français est une institution de gouvernance franco-ontarienne décrite comme étant « axée sur la création et la mobilisation des connaissances en français ». L’institution offre entre autres quatre programmes de baccalauréat en français, en plus d’une vingtaine de programmes cours et certificats.


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.