Assainissement de la Mine Giant : Le CDÉTNO sera actif

Lors de la consultation du 1er mai, Alfred Baillargeon s'est exprimé en tlicho sur les épreuves qu'ont vécu les Yellowknives Dénés et sur les besoins de compensation et d'excuses officielles. (Crédit photo : Denis Lord)

Lors de la consultation du 1er mai, Alfred Baillargeon s'est exprimé en tlicho sur les épreuves qu'ont vécu les Yellowknives Dénés et sur les besoins de compensation et d'excuses officielles. (Crédit photo : Denis Lord)

Un milliard de dollars sera attribué en contrats

Alors que les Ténois ont une fois de plus exprimé leur désir de participer économiquement à l’assainissement de la mine Giant le 1er mai dernier, le Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDÉTNO) entend être actif dans ce domaine.


Environ un milliard de dollars sera dépensé dans l’assainissement de la mine Giant, et on anticipe qu’entre 250 et 300 emplois seront créés, auxquels on peut ajouter 125 à 150 emplois indirects.


Le directeur du CDÉTNO, François Afane, refuse de se prononcer sur le prétendu manque de place faite à la main-d’œuvre et aux entrepreneurs locaux; cependant, l’organisme qu’il dirige sera de la partie.


« Nous allons nous positionner avec le Carrefour carrières pour accompagner les employeurs dans le recrutement de la main-d’œuvre qualifiée, assure M. Afane. Nous ferons la promotion des offres d’emploi sur toutes les plateformes possibles [...]. »


Parallèlement, le CDÉTNO cherchera à stimuler la participation des milieux d’affaires francophones et francophiles.
« Il y aura un milliard de dollars sous la forme de contrats de différentes grandeurs, souligne M. Afane. Nous attirerons l’attention des opérateurs économiques, francophones et francophiles. Nous voulons savoir de quelle aide ils ont besoin pour soumissionner, ce qu’on peut faire pour les aider. Nous pouvons aussi les aider à se constituer en entreprise. »

Mécontentement
Le 1er mai dernier, le Comité de surveillance de la mine Giant (CSMG) présentait son rapport annuel au Northern United Place et plusieurs personnes présentes ont fait part de leur mécontentement face à la place faite aux Ténois dans ce qu’on serait tenté d’appeler « l’économie de l’assainissement ».


La première des 11 recommandations du CSMG est d’ailleurs que Relations Couronnes-Autochtones et Affaires du Nord Canada, qui est responsable du dossier de la Mine Giant, fasse de la création d’une stratégie socioéconomique une priorité. Cette stratégie devrait être développée avec des organismes fédéraux, territoriaux, municipaux et autochtones.


Présente lors de l’assemblée, la directrice adjointe du Projet d’assainissement, Natalie Plato, a répondu que cette stratégie allait être rendue publique au printemps.


L’entrepreneur principal de la mine, la société Parsons, doit éventuellement morceler le contrat global de la mine en plusieurs segments afin que les entrepreneurs locaux puissent soumissionner.


Paul Betsina, de la firme Deton Ch’o, qui appartient à la Première Nation des Yellowknives Dénés, a exprimé la volonté de son peuple de participer au développement économique.


Un homme dans la salle s’est dit surpris par le peu d’utilisation de la main-d’œuvre locale, spécialement la main-d’œuvre autochtone. « Nous pouvons engager les jeunes comme étudiants et les former au fur à mesure », a-t-il dit.


La mairesse de Yellowknife, Rebecca Alty, a dit qu’elle faisait du lobbying pour que les Ténois participent davantage dans le dossier.

Implication du GTNO
Le député de Frame Lake, Kevin O’Reilly, a contribué à la création du CSMG.


Selon lui, une partie de la difficulté à mettre à profit l’occasion d’affaires qu’est la mine Giant vient du fait que le gouvernement fédéral a des règles très strictes sur l’attribution de contrats.


« Il n’a pas vraiment développé les outils pour, par exemple, négocier directement un contrat avec une corporation de développement économique autochtone », explique M. O’Reilly.


Les accords de libre-échange restreignent également la fluidité des offres de contrats, analyse le député :
« Il y a quelques obstacles. Je ne crois pas qu’ils soient insurmontables ». Le député appuie le développement d’une stratégie socioéconomique, mais regrette que celle-ci soit encore à formuler alors que de gros contrats ont déjà été attribués.


« Mais il y a encore des occasions d’améliorer la situation. Nous avons besoin que le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) se lève, parce qu’il a des outils dans son système et que c’est possible qu’une partie du travail soit fait à travers ce système, sans que ce soit pour autant sous sa responsabilité. »


« C’est le plus grand projet qui aura jamais été construit aux TNO. Il faut s’assurer que les gens de Yellowknife, et particulièrement la Première nation des Yellowknife Dénée, en bénéficient », de dire le membre de l’Assemblée législative.


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