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Langues officielles des TNO : les consultations se poursuivent cet été

Jane Weyallon Armstrong, députée de Monfwi, s’exprime elle-même dans sa langue maternelle, le Tli?cho, à l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Jane Weyallon Armstrong, députée de Monfwi, s’exprime elle-même dans sa langue maternelle, le Tli?cho, à l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Le comité chargé de la révision de la Loi sur les langues officielles des TNO se déplacera cet été à Hay River et à Deline, pour conclure sa tournée d’audience publique. Les dates devraient être annoncées dans les prochains jours.

Thomas Ethier
IJL – Réseau. presse – L’Aquilon

Il est toujours temps pour les résidents du territoire de se prononcer dans le cadre des consultations entourant la révision de la Loi sur les langues officielles des TNO. Le comité parlementaire responsable de l’exercice a repris en juin sa tournée des collectivités, après l’avoir reportée en aout 2021 en raison d’une importante éclosion de COVID-19.

Malgré qu’il soit indiqué sur le site Web du GTNO que les résidents ont jusqu’au 6 juin pour transmettre leurs commentaires, ces derniers ont encore plusieurs semaines pour exprimer leurs préoccupations et suggestions au comité, selon le président et député de Yellowknife Nord, Rylund Johnson.

« Recevoir le plus de commentaires possible avant le 6 juin nous semblait adéquat, à quelques jours du début de notre tournée. Il est bon d’avoir une idée de ce que veulent les gens avant les audiences, mais nous sommes toujours ouverts à recevoir des commentaires, et ce, jusqu’à quelques semaines avant le dépôt du rapport, en octobre », indique le président.

 

Des changements limités par la pandémie

Menée tous les cinq ans, la présente révision de la Loi sur les Langues officielles des TNO sera vraisemblablement affectée par la pandémie, qui a imposé environ une année de délais au processus de consultations publiques. « L’ampleur des changements que nous aimerions apporter ne sera tout simplement pas possible dans la durée de cette 19e Assemblée législative », a déclaré Rylund Johnson.

« Je crois qu’éventuellement, nous atteindrons le niveau de consultation que nous avions prévu. Le problème, ce sont les délais imposés par la pandémie, ajoute-t-il. Il ne nous reste qu’un an avant les élections pour changer quelque loi que ce soit, dont la Loi sur les langues officielles. »

« Le GTNO a annoncé qu’il y aura des changements à la loi, et nous consulte présentement pour certains de ces changements. Nous avons débuté des négociations par rapport à ce que nous pourrons obtenir. Or, pour certains des enjeux beaucoup plus larges que nous avons relevés, nous ferons des recommandations dans notre rapport aux membres de la prochaine Assemblée législative, qui devront prendre le relai », précise M. Johnson.

Le comité compte présenter son rapport final à l’Assemblée législative cet automne. Selon le GTNO, les changements devraient être appliqués d’ici mars 2023. Il s’agirait des premières modifications apportées à la loi depuis 2004.

 

Les collectivités consultées cet été

Le comité a repris sa tournée de consultations du 22 au 24 juin dans les collectivités de Fort Smith, de Fort Providence et de Behchoko. M. Johnson a fait état d’une forte affluence lors des deux premières audiences, spécialement à celle de Fort Providence, à laquelle auraient pris part une quarantaine de personnes. Les collectivités de Hay River et Déliné seront visitées au courant de l’été.

Selon M. Johnson, le comité retient de ces discussions plusieurs préoccupations entourant la place que devraient occuper les langues autochtones dans les écoles du territoire. « Nous avons reçu plusieurs commentaires sur l’importance de classes d’immersion en langues autochtones », comme celle de Fort Smith, explique M. Johnson.

« Règle générale, à Fort Smith comme dans la première nation Salt River, on aimerait entendre plus de langues autochtones dans les écoles. Nous avons entendu des commentaires semblables à propos des centres de la petite enfance, au sein desquelles toutes les langues officielles devraient être représentées à travers le territoire, selon les intervenants, ajoute-t-il. Je crois qu’il s’agit d’un secteur sur lequel le comité devra se pencher. »

L’audience publique de Behchoko, à laquelle étaient conviés les résidents des collectivités Tli?cho, n’aura attiré qu’un seul intervenant. Présente à titre d’observatrice, la députée de la circonscription de Monfwi, Jane Weyallon Armstrong, a dit avoir bon espoir que le GTNO tiendra compte des recommandations découlant de ce processus de consultations.

« Je crois que le conseil des ministres comprend l’importance de ce processus. Les langues ont besoin d’être mieux reconnues, et enseignées, pour éviter qu’elles ne disparaissent avec la population vieillissante de locuteurs », a-t-elle indiqué.


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