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Assemblée générale annuelle de la FFT : La santé au premier plan

22 novembre 2002
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Les représentants de la communauté franco-ténoise ont adopté les priorités de la FFT pour 2003-2004 et la santé figurera parmi les dossiers prioritaires de l’an prochain.

La Fédération Franco- TéNOise (FFT) a tenu son assemblée générale annuelle (AGA) le 16 et le 17 novembre dernier à Hay River. Parmi les sujets abordés par les délégués des communautés francophones des T.N.-O. figurait l’identification des priorités d’action de l’organisme pour la prochaine année.

Les trois priorités avancées par le conseil d’administration de la FFT étaient le respect des droits linguistiques, la promotion de l’art et de la culture, ainsi que la conclusion avec Patrimoine canadien d’une entente 2004-2009 pour le financement des organisations francophones. À cela s’est ajouté le dossier de la santé à la suite d’une résolution proposée par Anne Church, déléguée d’Inuvik.

«C’est un dossier qui est en marche, qui a pris de l’ampleur au niveau national et je crois qu’au niveau des Territoires c’est le temps qu’on s’embarque », a indiqué Anne Church.

C’est à la grandeur du pays que les francophones se mobilisent dans le dossier de la santé en français. Un congrès de fondation (FCFA ?) aura lieu à la fin du mois de novembre afin de créer le réseau national Santé en français. Pour sa part, la FFT a déjà mis sur pied, le 21 octobre dernier, le comité aviseur Réseau T.N.-O Santé en français. Ce comité est composé de Roxanne Valade, de Danielle Couillard et de France Benoît.

Partant du principe que l’évaluation des besoins en infrastructure repose d’abord sur les communautés francophones locales, la FFT abandonnera en 2003-2004 la priorité qui concernait la mise en œuvre de centres communautaires viables. « C’est un dossier local, mais si nos communautés veulent de l’aide pour élaborer un projet, on est là », a précisé Fernand Denault.

La présentation des différents rapports d’activités a permis de soulever certaines inquiétudes par rapport à deux dossiers : celui des femmes et celui de la jeunesse. Le regroupement des Elles-Ténoises a été inactif, lors de la dernière année, alors que le fonctionnement du comité de coordination jeunesse a subi quelques ratés. Le manque de ressources expliquerait cette situation.

« Au niveau national, on voit cette problématique au niveau des finances », explique Marcelle Marion. « On voit les fonds diminuer d’année en année ». Cette situation n’aide pas la cause estime la représentante au Réseau national Action Éducation Femmes : « Ce sont des dossiers quand même assez difficiles et stratégiques et on voit souvent, sur tout au niveau territorial et national, qu’il nous faut des plans systématiques pour aider au niveau local afin qu’on puisse leur donner les outils dont ils ont besoin ».

Le niveau de priorité accordé au dossier jeunesse déçoit un peu Brigitte Widmer : «Ça me déçoit un peu mais je suis contente qu’on ait réussi à changer le caractère de souhaitable à important. Je crois que les jeunes, c’est notre avenir et je pense qu’il faudrait qu’on pousse davantage» Pour Brigitte Widmer, les prochains mois seront plus intéressants dans ce dossier puisqu’une entente avec Ressources humaines Canada permettra d’avoir une personne pour travailler à ce dossier.

« On constate qu’on a échappé la balle dans ces dossiers-là. Si on décide de reprendre ces dossiers-là, ce sera dans le cadre d’une AGA, d’une décision des membres. Nous on a constaté qu’il y a eu un manque et que les dossiers souffrent», explique Fernand Denault, président de la FFT.

Dans son rapport annuel, le président de la FFT, Fernand Denault, a mentionné qu’il n’y avait pas eu d’améliorations dans le dossier des droits linguistiques. Le déroulement de la poursuite judiciaire se fait beaucoup autour d’éléments de procédure et de juridiction, tandis que les travaux du comité de révision de la Loi sur les langues officielles sont jugés totalement insatisfaisants par M. Denault. Une assemblée générale extraordinaire à eu lieu le 17 novembre pour traiter de la poursuite judiciaire. Les travaux se sont déroulés à huis clos.

D’autres part, les délégués ont adopté les demandes de financement à Patrimoine canadien, la programmation d’activités de la FFT pour la prochaine année ainsi que les états financiers vérifiés. Contrairement aux années précédentes, c’est un surplus d’opération de 89 923 dollars qu’affiche la FFT. Ce surplus permet donc d’éponger près de 53 pour cent du déficit accumulé qui s’établit maintenant à 80 714 dollars. Ces chiffres n’incluent pas les autres firmes de la FFT, Boréal Consultants et Azimut Communications, qui affichent des surplus de l’ordre de 30 000 $.