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La reprise de festivals autochtones pour marquer la fin de la crise sanitaire.

Victoria Perron est l’organisatrice du festival Alianait. (Crédit photo : Courtoisie VP)

Victoria Perron est l’organisatrice du festival Alianait. (Crédit photo : Courtoisie VP)

Tandis que les mesures sanitaires s’allègent aux Territoires du Nord-Ouest, plusieurs festivals autochtones poursuivent leur organisation pour cet été. Un climat d’incertitude se fait ressentir quant à leur déroulement, car, pour certains, il s’agit de la première édition depuis la pandémie de COVID-19.

Evens Mensah

Le 30 juin 2022 marquera l’ouverture du festival des arts autochtones Alianait à Iqaluit, au Nunavut. Le festival avait dû être suspendu les deux années précédentes en raison de la pandémie. Cet évènement annuel, qui attire habituellement quelques milliers de personnes, pourrait rassembler un nombre similaire de participants cette année. C’est en tout cas ce qu’espère la directrice générale de l’évènement, Veronica Perron.

« Qui sait ? Cependant, les années précédentes, nous avons compté 8000 personnes qui ont franchi nos portes, détaille-t-elle. J’espère vraiment que nous verrons des chiffres aussi élevés. Nous savons que notre public n’attend que ce festival. Ils attendent depuis trois ans. »

Un espoir que partage également Dieter Weise, directeur général du Great Northern Arts Festival qui se tiendra à Inuvik dès le 8 juillet prochain. L’année dernière, le festival a dû faire face à des règles très strictes, limitant le nombre de participants.

« Nous avions dû annuler entièrement le festival en 2020, confie le directeur du festival. L’année dernière, il n’était possible d’avoir que des talents en provenance des territoires du Nord. Le festival durait deux jours et la participation était limitée. »

Aujourd’hui, avec la plupart des restrictions gouvernementales levées, les festivaliers pourraient bien revenir en grand nombre. C’est en tout cas ce que souhaite Dieter Weise, qui espère la venue d’artistes d’autre provenance que le Nord.

« Une grande partie de notre festival consiste à faire venir des artistes de tout le Nord et des territoires islandais et yukonnais, ce qui a entrainé une réduction considérable de notre festival l’année dernière. Mais cette année, nous sommes largement revenus à la normale », ajoute-t-il.

Habituellement, le festival attire quelques milliers de personnes. Cette année, cependant, il pourrait devoir faire face à une légère réduction, car les potentiels visiteurs hésitent encore à se déplacer.

« C’est difficile à savoir, précise le directeur général. Avant la pandémie, nous pouvions nous attendre à recevoir au moins quelques milliers de visiteurs, mais nous verrons ce qui se passera cette année. C’est difficile à prévoir. […] Nous avons moins de participants à ce stade cette année qu’au cours de l’année dernière. Les gens se réhabituent à l’idée de voyager à nouveau. »

Un constat partagé par Victoria Perron qui souligne que les couts de déplacement ont significativement augmenté depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Selon Victoria Perron, l’organisation du festival Alianait n’a pas rencontré de grande difficulté.

L’évènement aurait été planifié « comme s’il s’agissait d’un festival complet ».

« Heureusement pour nous, beaucoup d’artistes qui devaient se produire en 2020 sont venus tout de suite. Ils n’ont pas cessé de faire de la musique », ajoute-t-elle.

La direction générale a d’ailleurs insisté sur le fait que les deux années de pause n’ont pas été ressenties comme telles puisque différents évènements ont été organisés malgré tout. Cette interruption a également permis aux organisateurs de réorienter leur stratégie d’approche et leurs ambitions pour le festival.

« Nous savons que notre public est intéressé par un changement. Pendant ce temps, nous avons relu nos plans stratégiques et nous avons réalisé que nous voulions nous concentrer davantage sur les Autochtones, les Inuits et les habitants du Nord. »

Les collectivités autochtones ont été durement touchées par la pandémie. Les deux responsables du festival ont affirmé qu’ils s’appuyaient scrupuleusement sur le guide de sécurité publique. Ils accordent une attention particulière au confort des artistes et du personnel technique. Ces derniers, ayant été habitués aux différentes mesures sanitaires à prendre, contribueront également à assurer leur sécurité ainsi que celle du public.

À titre de rappel, le festival Alianait se tiendra à Iqaluit du 30 juin au 3 juillet prochain et le festival du Grand Nord lui, se déroulera du 8 au 17 juillet. Tous deux feront appel à une variété d’artistes autochtones et espèrent accueillir de nombreux visiteurs.


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