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La démocratie canadienne, à son meilleur et à son plus onéreux

Le premier ministre Justin Trudeau a décidé, avec l’aval de son cabinet, de déclencher des élections après quelque deux années de son mandat. Il justifie la chose en disant vouloir gouverner de main de maitre, et non plus en quémandeur, puisque son mandat se déclinait sous une minorité parlementaire. Or, on ne peut dire que ce « règne » ait été difficile. Le NPD était fort accommodant, découlant de sa faiblesse relative.

Comment justifier pareille dépense ? Il ne faut pas négliger le fait que ces élections seront les plus couteuses de l’histoire du Canada. Les infrastructures et le personnel nécessaires à répondre aux exigences imposées par la pandémie sont astronomiques. Tout comme les délais qui découleront du dépouillement des votes par la poste, qui allongeront sans aucun doute l’annonce finale des résultats de cette élection.

Que pousse monsieur Trudeau ? Est-il motivé par un cynisme sans borne, par une foi en cette victoire majoritaire qu’il espère tant, au point d’en être totalement obnubilé ? Un pari qui pourrait s’avérer fort trouble, puisque les conservateurs remontent dans les sondages. L’écart entre ces deux partis se réduit sans cesse. Peut-on y voir une résultante de ce cynisme libéral, puisque le parti n’a pas encore dévoilé sa plateforme électorale ?

Sans l’ombre d’un leadeurship politique concret, Justin Trudeau ne propose que le same as usual, que du « pareil au même ». Ce à quoi se regimbent les conservateurs, avec raison. Et face à ce néant politique, ces derniers proposent une plateforme en bonne et due forme, qui à défaut de mieux semble séduire l’électorat. À droite, bien entendu, mais une plateforme quand même. Quant au NPD, leur liste d’épicerie, totalement irréaliste car fondée sur une politique de dépense à grever le déficit fédéral ad vitam aeternam, ne fait qu’éloigner ce parti, autrefois si pertinent, au royaume des fééries les plus utopiques.

Justin Trudeau souffre-t-il de l’écœurement familial ayant frappé son père après quelques mandats ? A-t-il perdu le feu sacré et courre-t-il à sa perte (in)volontairement, en proposant une approche à la « va comme je te pousse » après avoir déclenché des élections à mi-mandat avec la plus courte campagne électorale de l’histoire ? Ceci est fort inquiétant, surtout lorsque l’on considère les évènements à venir dans ce mandat qu’il quémande. Mandat qui se concrétisera en même temps que la 4e vague de la COVID-19. Puis, la reconstruction post-COVID, et la relance d’une économie mise à sac par la pandémie. Période cruciale pour les années à venir, que Justin Trudeau, avec sa nonchalance et sa désinvolture, est en train de gaspiller, en voguant Gros-Jean comme devant vers un (autre) gouvernement minoritaire…


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