La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation

29 septembre 2021

En cette semaine où nous célébrons la première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, prenons le temps de bien comprendre l’origine et l’importance de cette commémoration. Faisant suite à l’initiative du port du chandail orange, geste symbolique qui voulait rappeler le calvaire subi dans les pensionnats, cette Journée veut porter l’attention de la population sur ce que furent les pensionnats indiens pour les autochtones forcés à y être institutionnalisés, véritable génocide culturel, voire génocide tout court, vu le nombre effarant des victimes.

Cette commémoration se veut une réconciliation entre allochtones et autochtones, par la réflexion que cette pause induit et par le dialogue qui en découlera (espérons-le). Ce n’est pas un processus de victimisation ni de culpabilisation, mais bien un processus rétrospectif qui ouvre la porte à la fin du colonialisme envers toutes nations autochtones, à une mise à niveau des conditions de vie souvent précaires sur les réserves et territoires de ces peuples, à la reconsidération AU PRÉSENT de la situation frisant en bien des endroits un niveau socioéconomique équivalant au Tiers-Monde que vivent nos frères et sœurs. Non, cette Journée ne doit pas se limiter aux problématiques du passé, mais bel et bien s’orienter vers le futur, par la mise à niveau de la situation présente.

Cette commémoration faisait partie des 94 appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, qui se termina en 2015 avec la publication d’un rapport en 6 volumes après près de huit années d’enquête et de cueillette de témoignages. Malgré l’opportunisme politique derrière la création de cette Journée nationale de commémoration, surtout en tenant compte de la découverte des fosses communes des dépouilles d’enfants autochtones un peu partout au pays, force est d’admettre que le Canada entame avec les autochtones un chemin qui mènera, osons-nous l’espérer, à une réconciliation véritable et sincère.

Et parlant de réconciliation, comment passer sous silence les résultats des dernières élections fédérales aux TNO ? Les deux candidats ayant récolté le plus de votes, Michael McLeod et Kelvin Kotchilea, sont eux-mêmes autochtones. Le premier, avec toute son expérience, obtiendra-t-il finalement le ministère des affaires autochtones, hautement mérité ? Le second, Kelvin Kotchilea, peut entrevoir un avenir certain en politique, que ce soit aux TNO ou au fédéral. À 30 ans, ce jeune homme recèle déjà d’un éventail d’expériences qui en ferait rougir d’envie plus d’un.e. Lorsqu’il dit avoir hâte aux prochaines élections, on peut certes le croire sur parole.

Bonne Journée nationale de la vérité et de la réconciliation !


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