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Subventions de Patrimoine canadien : La FFT attend son chèque

27 septembre 2002
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Chaque jour, la Fédération Franco-TéNOise espère trouver une enveloppe de Patrimoine canadien dans sa boîte postale.

Depuis six mois, la Fédération Franco-TéNOise vit sur sa marge de crédit. C’est que l’organisme attend toujours le deuxième versement relatif à l’entente de contribution signée avec le ministère du Patrimoine canadien. En plus, l’argent du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, issu du Programme de développement communautaire et culturel, se fait aussi attendre. Un manque à gagner de 103 400 $, selon le directeur général de la FFT., Daniel Lamoureux.

C’est à la fin du mois d’avril que la FFT a encaissé un premier chèque de 38 000 $. Il s’agissait alors d’une avance promise par Patrimoine canadien pour éviter qu’une situation comme celle de l’année dernière ne se reproduise, alors que presque tous les organismes francophones étaient dans le rouge.

« L’année dernière, il s’agissait de la première année de la réforme, et les paiements sont arrivés assez tard. Je pense que c’était arrivé à la fin août et c’était un record. Cette année, on dépasse ça, malgré le fait que l’on soit dans la deuxième année de la réforme, malgré le fait que le personnel ait doublé aux bureaux de Patrimoine canadien de Yellowknife et malgré le fait que les hauts-fonctionnaires d’Ottawa nous aient assuré qu’ils accéléreraient le processus », de relater Daniel Lamoureux.

La gestionnaire de Patrimoine canadien pour les Territoires du Nord-Ouest, Lise Picard, explique ce retard par la lourdeur bureaucratique du processus d’acceptation des projets et d’émission des chèques. Les demandes de subventions doivent en effet faire l’objet d’une analyse approfondie et passer par Ottawa avant de revenir sur son bureau.

« Pour ce qui est du deuxième versement, la requête pour faire les paiements est partie. Nous attendions la documentation demandée et celle-ci a été acceptée lorsqu’elle nous est parvenue », d’expliquer Mme Picard, qui s’attend à ce que le chèque soit en route vers Yellowknife.

De plus, M. Lamoureux fait remarquer que le dépôt des propositions a été devancé de près d’un mois, afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise. « Le problème, dit-il, c’est qu’avec les ententes que l’on a avec les deux gouvernements, on est obligés de dépenser tout l’argent avant le 31 mars et s’il en reste, il faut le retourner aux gouvernements. On se plie à ça, par contre, on est six mois plus tard et nous n’avons pas reçu d’autres sommes ». Selon lui, il était question du mois de juin pour voir le deuxième versement se présenter dans la boîte aux lettres.

« Nous savons que les premiers six mois sont difficiles. Ça peut effectivement prendre un peu de temps pour démarrer la machine. Mais un coup que cette étape est franchie, tout le monde est à jour dans les dossiers », de dire Mme Picard, qui souligne que d’autres organisations, comme Célébrations Canada, vivent le même genre de situation.

Les autres organismes francophones de Yellowknife, quant à eux, disent ne pas avoir eu de problème avec la réception des subventions et de contributions de la part de Patrimoine canadien pour l’année financière 2001-2002.