Admissions scolaires : La CSFTNO sensibilise aux nouvelles règles

Trois enfants ont rejoint les bancs d’écoles francophones selon les nouveaux critères d’admission adoptés en aout dernier. Mais est-ce que les parents connaissent ces règles? La Commission scolaire s’y affaire.

Dans les prochaines semaines, on risque de voir ou d’entendre des publicités expliquant les nouvelles règles d’inscription des élèves aux programmes d’éducation en français langue première des Territoires du Nord-Ouest. La Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO) veut s’assurer que le nouveau règlement, adopté fin aout, soit bien compris en vue de la prochaine rentrée scolaire.

« Nous sommes en train de préparer une campagne de promotion pour 2021-2022. On commence par les journaux, puis la radio, rapporte la directrice générale de la CSFTNO, Yvonne Careen, au bout du fil. On va distribuer des trousses d’information dans des commerces, des garderies, etc. On a aussi prévu deux séances d’information en février, l’une à l’école Allain St-Cyr de Yellowknife et l’autre à l’école Boréale de Hay River. »

Le nouveau règlement ouvre des critères aux familles dites « non-ayants droit ». Il est ainsi désormais possible de remonter à un arrière-grand-parent, plutôt qu’à un grand-parent, pour restituer le droit à un élève d’étudier en français. Aussi, si un parent est francophile et réussit un test, l’enfant pourrait être admis à l’école.

 

Trois inscriptions

Cette année scolaire, trois enfants ont rejoint les bancs des écoles, selon ces nouveaux critères. Deux d’entre eux grâce à un arrière-grand-parent — on peut prouver l’appartenance francophone, par exemple, avec un arbre généalogique, un acte de naissance ou de décès ou un affidavit si l’arrière-grand-parent est encore vivant. Quant au troisième enfant, l’un de ses parents était francophile.

« Un parent francophile doit réussir le test que l’on a élaboré et qui sera bientôt approuvé par le ministère », dit la directrice générale. La Commission scolaire gère désormais ses propres admissions, selon les critères du ministère de l’Éducation, et doit lui faire rapport deux fois par année.

Le test prend la forme d’une entrevue informelle, pouvant durer de 10 à 45 minutes, selon Mme Careen. « Il y a deux composantes : l’une repose sur la compréhension du parent du mandat d’une école francophone et sur son engagement, l’autre sur ses compétences langagières. »

La Commission scolaire veut s’assurer que le parent puisse soutenir son enfant, qui reviendra à la maison avec ses devoirs en français, et que celui-ci lui offre des occasions de vivre sa francophonie, en participant, par exemple, à des activités scolaires et communautaires en français ou en planifiant leurs voyages dans des milieux francophones.

Tout au long de l’entretien, les parents sont évalués en fonction de leur niveau de français. Seuls ceux de niveau intermédiaire ou avancé pourront espérer admettre leur enfant dans l’école francophone.

 

Un accès limité

Mais aussi francophiles soient-ils, il y a des quotas d’admission. En effet, le nouveau règlement limite le nombre de non-ayants droit des catégories « francophiles » et « nouveaux arrivants » admis dans les écoles francophones. Un « nouvel arrivant » est défini comme un « élève éventuel qui a immigré au Canada, qui n’est pas citoyen canadien et dont les parents ont une langue maternelle autre que l’anglais ».

« Ces quotas existent pour s’assurer qu’il y a de la place pour les enfants dont la langue maternelle est le français et pour conserver un excellent niveau de français à l’école », explique le ministre de l’Éducation, R.J. Simpson, lors d’un entretien téléphonique. De quoi ne pas inonder l’école de non-francophones.

Deux seuils, l’un fixé à 10 % de la population étudiante de l’école et l’autre fixé à 85 % de sa capacité, restreignent donc ces admissions. Les enfants admis sont par ailleurs comptabilisés dans ces seuils durant toute la durée de leur parcours scolaire.

« Si on accepte beaucoup de non-ayants droit de ces catégories dans les premières années, notre 10 % va se remplir vite », dit Mme Careen. Mais, selon elle, la limite de 85 % est pire, surtout pour l’école Allain St-Cyr. Sa capacité, fixée à 250, a été revue à 200 cet automne. 85 % représentent donc 170 élèves, alors que l’école accueille déjà 165 élèves. « Ça ne tient pas debout, on n’a presque pas de marge pour accepter des non-ayants droit », dit la directrice.

La Commission scolaire fait pression auprès du ministère pour que ça change.

« On va trouver une solution d’ici la rentrée en aout, promet le ministre. On ne veut pas pénaliser l’école à cause de son changement de capacité. »

D’ici là, la Commission scolaire fait tout pour s’assurer que les parents connaissent les règles d’admission.


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