Santé : L’interprétation médicale en français maintenant offerte à Stanton

22 novembre 2019
L’interprète médicale Mouna Filali et la coordonnatrice du Réseau TNO Santé Audrey Fournier se sont entretenues à l’émission Bonjour, là?!, sur les ondes de Radio Taïga. L’entrevue est archivée sur le site web de la station francophone. (Crédit photo : Batiste Foisy)

L’interprète médicale Mouna Filali et la coordonnatrice du Réseau TNO Santé Audrey Fournier se sont entretenues à l’émission Bonjour, là?!, sur les ondes de Radio Taïga. L’entrevue est archivée sur le site web de la station francophone. (Crédit photo : Batiste Foisy)

C’est sans tambour ni trompette que l’Administration des services de santé et des services sociaux des TNO a recruté une interprète médicale professionnelle.
 

Lors de votre prochaine visite à l’hôpital territorial Stanton, vous pourrez demander le service et français… et l’obtenir ! C’est à tout le moins ce que laisse miroiter l’embauche, il y a six mois déjà, de la toute première interprète professionnelle dans le réseau de la santé des TNO.


L’interprète médicale Mouna Filali est en poste à Stanton depuis l’ouverture du nouvel hôpital territorial en mai dernier et accompagne effectivement des patients qui requièrent le service.


« Dès l’arrivée d’un patient francophone à l’hôpital [Stanton], une personne se trouve à la réception, que ce soit moi ou mon collègue coordonnateur [des services en français] pour saluer le patient, pour lui dire “bonjour”, raconte-t-elle lors d’une entrevue accordée à Radio Taïga. À ce moment-là, il y a un rapport qui est établi entre le patient et le professionnel et on commence à parler et on présente nos services. »


D’après Mme Filali, l’offre du service d’interprétation devrait normalement être faite de façon systématique lorsque l’on s’aperçoit qu’un patient est francophone. « Ça va des deux côtés, précise-t-elle. Ou bien le patient demande un interprète de langue française [ou] nous disons “’Hi-Bonjour” à la réception et les francophones se mettent à parler plus en français, le rapport s’établit et on commence à parler des services et on demande [si le patient souhaite] un accompagnement ou un service d’interprétation. »


Bien que basée à Stanton, l’interprète peut également être réclamée dans les autres points de service de l’Administration des services de santé et des services sociaux des TNO (ASTNO). « J’offre le service d’interprétation à l’hôpital Stanton, mais aussi pour toute demande en dehors de l’hôpital, que ce soit les cliniques, les centres de santé de Yellowknife et même, à moyen terme, via télésanté, par téléphone, dans l’ensemble du territoire », détaille l’interprète qui précise que l’offre à distance est un service en voie d’établissement.


Selon Mme Filali, certains patients sont d’ores et déjà au courant de l’existence du service et le réclament sur une base régulière. « Je les accompagne depuis leur admission jusqu’à la fin de leur passage à l’hôpital. Parfois je passe une journée entière [avec le même patient]. »
De son propre aveu, l’interprète joue parfois aussi un rôle d’accompagnatrice des patients francophones. En ce sens la fonction revêt un aspect humain fondamental et c’est d’ailleurs ce contact qui a convaincu Mme Filali de se spécialiser dans le domaine médical.

Pas de promotion
Puisque le service est disponible depuis plusieurs mois, comment se fait-il qu’aucune annonce n’ait été faite pour faire connaitre ce nouveau service aux Ténoises et aux Ténois ?


Dans un courriel, le service des communications de l’ASTNO explique qu’on a voulu d’abord s’assurer que les services étaient bien rodés avant de le mettre de l’avant.


« En gros, écrit un porte-parole de l’ASTNO, nous avons créé un nouveau programme qui n’avait jamais été offert auparavant, alors nous devions nous assurer d’avoir en place la capacité et les services » avant d’en faire la publicité.
« L’intention était de couvrir un volume de travail raisonnable avant de mettre en œuvre une plus vaste campagne [de relations publiques] et de faire croitre la demande », écrit le porte-parole.
Selon l’ASTNO cette période de rodage permet d’élaborer les pratiques et protocoles associés au programme, de même que le système de référencement ainsi que de faire connaitre l’existence du service auprès du personnel de l’ASTNO.
Selon le service des communications de l’ASTNO, une campagne de promotion du service d’interprétation et de tous les services en français du système de santé sera déployée « d’ici un mois ou deux ».

Autres langues
L’interprète médicale Mouna Filali est la seule professionnelle du genre aux TNO. Dans les autres langues officielles, l’interprétation est assurée par des locuteurs sans spécialisation.


« Le français est la seule langue pour laquelle un poste spécifique d’interprète médical existe, écrit le service des communications de l’ASFTNO. Cependant nous offrons effectivement des services d’interprétation/facilitation dans les langues autochtones par l’entremise du programme de Bienêtre autochtone de l’hôpital Stanton. Nous offrons aussi du soutien à l’interprétation dans une vaste gamme de langues via le système CanTalk, un service d’interprétation/traduction téléphonique offert 24 h par jour, sept jours par semaine. Il s’agit de l’alternative que nous employons lorsque nous n’avons pas de membre du personnel pouvant offrir un service en personne. »


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