L’installation des militaires en demi-teinte

Rose Jasmin, directrice du Centre de ressources des familles militaires de Yellowknife. 
(Crédit photo : Cécile Antoine-Meyzonnade)

Rose Jasmin, directrice du Centre de ressources des familles militaires de Yellowknife. (Crédit photo : Cécile Antoine-Meyzonnade)

À Yellowknife, le Centre de ressources des familles militaires accuse une baisse importante des arrivées en comparaison avec les années précédentes.


Habituellement, à cette période de l’année, la totalité des militaires affectés au Nord et leurs familles est installée, prête à commencer la saison. COVID-19 oblige, il semblerait que seule la moitié des effectifs attendus à Yellowknife serait arrivée.

« Normalement, à cette période de l’année, à peu près tout le monde est déjà ici », confirme la directrice du Centre de ressources de familles militaires (CRFM), Rose Jasmin.

Elle confie que les raisons sont « en dehors de [ses] qualifications », mais que l’explication réside certainement dans les conséquences de la pandémie. « La saison durant laquelle ont lieu les détachements et les affectations a été repoussée », selon elle.

« Les services de militaires ont poussé un petit peu [le calendrier] pour voir comment ils allaient réussir à s’organiser à cause de la COVID », continue-t-elle. Beaucoup de bureaux ont été fermés, et nous devons encore nous battre pour pouvoir ouvrir [le Centre]. »

Par ailleurs, le nombre de nouveaux arrivants ne semble pas avoir changé : « C’est à peu près le même chiffre que d’habitude ».

La majorité des personnes arrivées fin aout, période à laquelle une grande partie des familles commence à arriver, était célibataire, sans enfants. Selon les estimations de la directrice, environ 60 % des militaires présents à Yellowknife s’installent seuls, ce qui limite les complications liées au déménagement.


Fonctionnement du Centre

La principale mission du Centre est d’aider les familles dont l’un des membres est militaire. « Il y a différents moyens de les soutenir, comme aider dans la recherche d’emploi, le logement, nous les dirigeons vers les bons services pour ne pas multiplier les biais d’informations. Toutes les transitions possibles en réalité, liées à leur arrivée, mais aussi à leur départ », explique la directrice avant de continuer : « Nous ne proposons pas beaucoup de programmations spécifiques parce que Yellowknife a déjà beaucoup à offrir, mais nous organisons de l’intégration dans la communauté pour que les familles puissent s’intégrer plus facilement dans la collectivité. »

Le centre travaille conjointement avec les forces armées, mais il ne doit rendre aucun compte à ces dernières.

« Nous travaillons pour le Service bienêtre et moral des forces armées [Moral and welfare services], donc essentiellement pour les familles et non les différents commandements », spécifie Rose Jasmin.

Dans ce centre, les effectifs sont également limités, seuls trois salariés s’occupent de l’accueil. « En ce moment, nous sommes une équipe réduite parce que certains employés ont quitté leur poste », explique la directrice.


Une intégration différente

Outre le fait que le personnel militaire ait davantage de mal à arriver jusqu’à Yellowknife, la directrice du CRFM confie également que l’intégration s’avère plus délicate que les années précédentes.

« C’est totalement différent, confie-t-elle. Normalement, nous organisons plein d’évènements d’accueil. Il y a par exemple des rencontres entre les familles dans le parc, mais c’est trop compliqué de pouvoir réunir tout le monde en ce moment. »

Comme beaucoup, « quand la Covid nous a touchés, nous avons commencé à travailler à la maison, et nous avons passé beaucoup d’appels téléphoniques », ce qui diffère de leurs habitudes d’accueil quasiment entièrement en personne.

Les salariés du Centre ont dû « changer [leurs] perspectives » : « Nous ne pouvons pas prévoir une intégration dans la collectivité comme avant. »

Par exemple, un des moments forts de l’accueil d’un nouvel arrivant est de partager un café au Centre. Une rencontre complexe à mettre en place, étant donné les mesures sanitaires à respecter, mais aussi le temps de quarantaine obligatoire. « Nous avons conservé ces moments au maximum, mais virtuellement », précise Rose Jasmin.

Il est tout de même possible de venir au Centre, mais il est obligatoire de réserver un rendez-vous avec l’un des employés. « Nos missions ne sont pas différentes des autres années, mais nous nous concentrons sur d’autres intérêts », explique-t-elle.


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