Société de l’information : L’UNESCO veut votre opinion

16 mai 2003
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Les 12 et 13 mai derniers,l’équipe de la Commission canadienne pour l’UNESCO est débarquée à Yellowknife pour consulter les septentrionaux sur leurs façons de voir la nouvelle société de l’information et les défis qu’elle représente. Cinq principaux groupes étaient invités à prendre part aux discussions : les femmes, les Autochtones, les jeunes, les personnes handicapées et les personnes âgées.

Selon le président de la Commission sectorielle sur la Culture, la communication et l’information, François-Pierre Le Scouarnec, l’arrivée de la société de l’information est une suite logique du cycle historique des grandes nations. Après, la chasse et la cueillette, l’agriculture et l’industrialisation, « les moteurs de l’économie sont aujourd’hui les échanges de services et l’information ».

Après avoir visité les principales villes canadiennes, M. Le Scouarnec remarque que son passage dans le Nord l’aura bien servi. « Les problèmes vécus dans le Nord sont plus aïgus. Donc, si l’on trouve des solutions pour le Nord, celles-ci s’appliqueront aussi au Sud ».

« Les gens voient les avantages de la société de l’information, comme la télé-médecine ou le télé-enseignement. Ils voient aussi les avantages de créer des communautés virtuelles sur Internet. Mais ils voient aussi les dangers de certaines technologies, à cause des contenus qui ne sont pas adaptés et qui mènent à une forme d’acculturation. Les jeunes qui ne retrouvent pas des contenus dans leur langue peuvent finir par abandonner leur culture pour accéder aux informations, ou encore ne pas utiliser la technologie parce qu’elle n’offre pas de contenus dans leur langue », de mentionner M. Le Scouarnec.

Pour illustrer ses propos, le président prend pour exemple l’importance des conteurs dans les traditions francophones et autochtones. « Le besoin n’est pas nécessairement au niveau de la traduction. Les gens ont besoin d’entendre des contenus locaux et culturels. Donc, même si l’on traduit en français un film de Walt Disney, ça ne répond pas à mon besoin d’entendre des histoires de ma culture ».

La diversité culturelle est donc importante pour M. Le Scouarnec. « On ne peut pas vivre complètement isolé, même dans le Grand Nord ».


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