COVID-19 : L’État ne laissera pas l’économie sombrer

En réponse aux impacts économiques de la crise sanitaire de la COVID-19, le gouvernement des TNO a annoncé un plan de relance de 13,2 millions de dollars. Il s’agit là d’une première vague d’aide financière du gouvernement. D’autres mesures pourraient être prises selon l’évolution de la situation entourant la pandémie.
Ce programme d’aide économique a été présenté le vendredi 20 mars par la ministre des Finances, Caroline Wawzonek. Également présente au point de presse, la ministre de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement et ministre de l’Infrastructure, Katrina Nokleby, a assuré que le gouvernement fédéral est bien au fait des enjeux spécifiques aux collectivités des Territoires du Nord-Ouest.
« Nous ne voulons pas que les gens soient stressés, qu’ils se demandent comment ils vont avoir les liquidités pour leur entreprise, ou comment ils vont chauffer leur logement, commente la ministre des Finances. Nous pouvons les aider maintenant. »

Un impact généralisé
Toutes les entreprises des TNO sont affectées d’une façon ou d’une autre par la crise de la COVID-19, estime la ministre. Le montant prévu par les mesures d’aide financière sera distribué en fonction des besoins des entreprises, au cas par cas.
« Même si certains disent qu’ils ont encore de l’argent, ou que des entreprises sont encore ouvertes, tout le monde est touché. La question, c’est de savoir, dans quelques semaines ou quelques mois, quels seront les grands impacts [de cette crise] », a-t-elle affirmé.
Ces mesures de soutien économique incluent notamment l’octroi de prêts à faible taux d’intérêt aux entreprises, par la Société d’investissement et de développement (SID) des TNO.

Report de paiement des dettes
Parmi les différentes mesures couvertes dans ce montant de 13,2 millions de dollars, on prévoit notamment alléger les individus et entreprises en leur permettant de repousser le paiement de leurs dettes.
Toutes activités de recouvrement seront suspendues pour faciliter l’accès aux liquidités des petites entreprises et des particuliers.
La SID accorde également un délai pour tous remboursements de prêts, et ce, pour une période de trois mois cumulés, entre le 1er avril et le 1er septembre 2020, sans pénalité ni intérêts.

Réponse fédérale
Ces investissements du territoire s’ajoutent à la portion du montant de 27 milliards de dollars qui sera distribué par le gouvernement fédéral entre les territoires et les provinces. Selon ce qui a été annoncé au début de la crise sanitaire, les TNO devraient toucher environ 600 millions de dollars en aide fédérale, un montant que juge insuffisant la première ministre Caroline Cochrane.
Le ministre des Affaires du Nord, Daniel Vandal, se dit à l’écoute des doléances de la première ministre. « J’ai rencontré la première ministre, Caroline Cochrane, à Ottawa, avant la conférence des premiers ministres, dit-il. À ce moment elle a clairement signifié que les Territoires du Nord-Ouest ont des besoins spécifiques. Nous savons que tout coute plus cher aux TNO, et partout dans le Nord, et que les infrastructures de santé ne sont pas au même niveau que dans le Sud, alors il y a des besoins spéciaux et nous le prenons en considération. »
« À l’heure actuelle, j’ai de nombreuses discussions avec les dirigeants des Territoires du Nord-Ouest, ajoute le ministre Daniel Vandal, entre la première ministre et moi-même, mais aussi avec les autres membres du conseil des ministres. »
Il laisse entendre qu’une aide fédérale spécifique aux régions du Nord pourrait être annoncée prochainement.
Le ministre Vandal a tenu à informer les résidents du Nord des nombreux programmes fédéraux spéciaux qui ont été mis sur pied pour répondre à la crise. Parmi ces initiatives il mentionne des prestations d’assurance emploi garanties pour tous les travailleurs qui ont perdu leur emploi.
Le ministre des Affaires du Nord suggère aux particuliers et aux petites et moyennes entreprises qui, pour une raison ou pour une autre, sont touchés par les conséquences économiques de la COVID-19, de prendre contact auprès de Services Canada pour qu’on leur indique quel programme est approprié à leur situation.

Inquiétudes à la chambre de commerce
Appelée à commenter la situation, la directrice générale de la Chambre de commerce de Yellowknife, Deneen Everett, exprime l’inquiétude de ses membres face aux conséquences de la crise.
« Nos membres nous font part de grandes inquiétudes quant aux couts de production qui entament rapidement leurs ressources financières, signale-t-elle. De nombreuses entreprises n’encaissent pas suffisamment de revenus durant cette période éprouvante. Il y a beaucoup d’incertitudes. Les gens s’inquiètent que leurs entreprises n’aient pas les moyens nécessaires pour reprendre les affaires lorsque les choses seront de retour à la normale. »
La directrice de la Chambre de commerce de Yellowknife indique être en train de contacter ses membres pour brosser un portrait de la situation. On cherche à compiler le nombre de mises à pied et de fermetures ainsi qu’à dresser une liste des besoins des entrepreneurs. Deneen Everett estime qu’elle aura une meilleure vue d’ensemble d’ici une semaine ou deux.
Elle salue néanmoins l’effort du gouvernement territorial : « Nous entretenons de très bonnes relations avec le gouvernement des TNO et le plan de relance économique constitue un excellent départ. »


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