L'Aquilon, 15 ans déjà!

09 février 2001
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Il y a 15 ans de cela, naissait un journal. Fruit du dévouement de quelques bénévoles et employés, ce journal se voulait « un lieu de débats accessible à tous et outil de l'affirmation franco-ténoise »1. L'Aquilon, c'était la voix canadienne française dans le Nord.

L'intention du journal au départ et au fil des ans, est de « couvrir la francophonie ténoise, sa clientèle cible, mais aussi de la déborder (Š) les franco-ténois sont et se veulent concernés, interpellés par l'actualité territoriale et canadienne »1.

D'abord mensuel, il devient un bi-mensuel en 1989. En 1993, il adopte le format actuel, paraissant toutes les semaines. À la lecture de quelques copies pigées au hasard, il est étonnant de voir comment certains dossiers ont évolué, mais demeurent toujours d'actualité. En 1986, le journal parlait abondamment de la Loi sur les langues officielles des T.N.-O. Cinq ans plus tard, les sections sur les services en français entraient en vigueur et les années qui suivront verront les représentants de la francophonie revendiquer une meilleure mise en ¦uvre de la Loi.

Du côté de l'actualité autochtone, on aura vu les Dénés et les Métis marcher de front contre le gouvernement fédéral dans le dossier des revendications territoriales puis s'écrouler comme un château de cartes. Les revendications se poursuivront par des groupes isolés, beaucoup plus à la merci du pouvoir fédéral.

On aura vu le Nunavut naître et faire ses premiers pas alors que les Territoires de l'Ouest se cherchent encore une identité propre. En effet, la création du Nunavut crée de grandes aspirations chez certains groupes dénés. Leurs actions s'appuient désormais sur la clause constitutionnelle de droit à l'autodétermination des peuples autochtones et remettent en cause la légitimité du gouvernement territorial.

On aura vu la structure du mouvement communautaire francophone se métamorphoser avec l'émergence de diverses ententes de financement. D'abord porte-parole de la francophonie ténoise et outil de développement, la Fédération Franco-TéNOise prend aussi en charge le mandat de gérer des fonds publics.

On aura vu les longues batailles des parents francophones pour obtenir une première école de français langue première, l'établissement de programmes de français et de francisation dans les principales communautés francophones, une gestion de leurs institutions scolaires et la construction d'un bâtiment décent pour y recevoir les élèves de Yellowknife. L'Aquilon a été témoin de tous ces mouvements sociaux qui servent à définir le Nord actuel. En tout, c'est plusieurs dizaines d'employés et de bénévoles qui se sont acharnés à être vos yeux et vos oreilles au cours des années.

Les quelques photos de collaborateurs et collaboratrices d'hier et d'aujourd'hui ne représentent que quelques-uns de ces pionniers de l'information. Nous nous excusons si certaines personnes importantes ne figurent pas dans ce petit album de famille. 1. Jean-Denis Dalphond, Une voix francophone dans les T.N.-O., L'Aquilon, février 1986, vol. 1 no 1, p.3
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