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L’APADY prend son envol

11 avril 2003
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Une vingtaine de parents et d’observateurs étaient présents, le 5 avril dernier, pour assister à l’assemblée générale de fondation de l’Association des parents ayants droit de Yellow-knife (APADY). Cette première rencontre a principalement porté sur les priorités du nouvel organisme et la planification d’activités pour les prochaines années. Les parents ont aussi amplement discuté d’une vision commune qui guidera les actions de l’organisme qui entend se consacrer aux volets politiques et promotionnels de l’éducation en français langue première.

Parmi les priorités de l’APADY, on retrouve l’élaboration d’un partenariat avec la Commission scolaire francophone de division pour le dossier de l’agrandissement de l’école Allain St-Cyr et le recrutement des élèves pour cette même école, de faire savoir la première présidente de l’organisme, Yvonne Careen.

« L’autre priorité est de soutenir la Garderie Plein-Soleil dans son développement et dans tous ses aspects. Ce sont les futurs élèves de l’école, donc ils doivent être appuyés dans la mesure du possible », de faire savoir la présidente.

Enfin, l’APADY désire offrir de la formation aux parents à propos de leurs droits émanant de la Charte canadienne des droits et libertés et sur le rôle de premier éducateur de leurs enfants. « Si les parents ont des questions sur certains sujets, nous voulons être en mesure de leur donner l’information », de résumer Mme Careen.

Les membres de l’APADY ont aussi mandaté le conseil d’administration afin qu’il révise les Statuts et règlements et les priorités sur le plan quinquennal 2004-2009. Ces deux documents, présentés le 5 avril dernier, ont été largement inspirés de ceux de l’Association des Parents francophones de Yellowknife, à la différence près que, pour l’APADY, on met l’accent sur les activités politiques et promotionnelles visant à favoriser l’épanouissement de l’école et de la garderie Plein-Soleil. Quant aux éléments touchant principalement les activités parascolaires et communautaires, ils ont été abrogés de la mission.

Yvonne Careen se dit ravie de la présentation faite par la directrice générale de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse, Marie-Claude Rioux. « Elle nous a passé le message que, oui, nous avons le droit d’éduquer nos enfants en français langue première, mais qu’il faut que l’on reste vigilants pour que ce soit fait de façon légitime et que nos droits face à l’égalité soient bien respectés ».

Selon la principale intéressée, les situations de Yellowkni-fe et de la Nouvelle-Écosse se rapprochent. « Je pense que tout le monde est capable de se rallier autour du fait qu’un parent, ça veut d’abord et avant tout que son enfant s’épanouisse et qu’il reçoive une éducation de qualité en français pour qu’il soit, ensuite, assez solide pour être en mesure de transmettre ça à ses enfants. C’est ce que l’on retrouve dans la mission qui a été faite en fin de semaine », d’analyser Mme Rioux.

Marie-Claude Rioux était déjà au courant de ce qui s’était passé, au cours des derniers mois, dans le dossier des parents francophones de Yellowknife. « Il peut arriver, un moment donné, qu’un groupe de parents se crée pour répondre à un besoin spécifique. C’est ce que l’APADY a fait. Forcément, ça peut entraîner un repositionnement d’un autre organisme. Un peu comme lorsque l’on a un nouveau bébé dans la maison, ça force tous les membres de la famille à se repositionner », d’illustrer la néo-écossaise qui ajoute que ce genre de situation s’est vue en d’autres endroits au Canada, dont sa propre province.

Pour la présidente de l’APFY, Diane Marsh, la naissance de l’APADY ne change rien aux activités de son organisme. « Je crois qu’il est encore trop tôt pour juger de la complémentarité des deux organismes. L’APFY va tout simplement continuer son mandat comme avant », dit-elle.

Le président de la Commission scolaire, Jean-François Pitre, était présent lors de l’assemblée générale annuelle de l’APADY. Celui-ci questionne, en son nom personnel, la nécessité de créer une nouvelle organisation de parents. « S’ils veulent supporter la CSFD dans ses dossiers, c’est bon, mais est-ce que c’est nécessaire de créer une nouvelle grosse structure ? S’ils l’ont fait parce qu’ils pensent qu’ils ne sont pas écoutés par la Commission scolaire, ils auraient dû venir nous voir ».

M. Pitre craint aussi que les uns ne nuisent aux autres. Enfin, ce dernier s’est questionné sur la définition d’un ayant droit établie par l’APADY, qui inclut aussi le conjoint anglophone. Selon lui, certaines situations serrées où un vote serait nécessaire pourraient voir ses résultats biaisés par l’inclusion des conjoints anglophones à titre d’ayants droit.

Le nouveau conseil d’administration de l’APADY tenait sa première réunion le mardi 8 avril dernier. Les membres y ont élu un comité exécutif en plus de commencer le travail prévu pour les six prochains mois, alors que les priorités seront axées sur l’établissement de partenariats, la préparation au début de la prochaine année scolaire et la mise sur pied d’une stratégie de communication avec la clientèle cible du nouvel organisme.