Kronik Inuvik

 Perplexe. Les fêtes religieuses — ou les jours fériés reliés à la tradition judéo-chrétienne — ont l’art de me laisser perplexe.

Don’t get me wrong, je n’ai rien contre les congés de travail, quelle qu’en soit la cause. J’adore dormir et rêver mes matins; me sentir maitre de mon temps, libre d’entraves sociales. Avant la longue fin de semaine, j’ai reçu beaucoup de Happy Easter ! Joyeuses Pâques ! Oui, oui ! Pareillement ! Whatever it means… Embarras total. E.T. ne comprend pas trop. Les coutumes, le Canada anglais. Bon congé, bon printemps… J’sais pas, moi. Qu’est-ce qu’on me souhaite ? C’est quoi, ça, Pâques ? Qu’est-ce que ça représente ? La résurrection du Christ. Soit. Pourquoi se la souhaite-t-on joyeuse… ?

Par politesse, par convention, surement, mais sinon ? Qu’est-ce que je peux bien avoir affaire avec l’exode des Hébreux hors d’Égypte ? A-t-on été sauvé, va-t-on être sauvé ? La mer va enfin se lever pour engloutir tous les imbéciles et les mécréants, peut-être… ? Me souhaite-t-on : bon sauvetage ? Une bonne fin de carême auquel je ne me suis même pas commise, puisant à gueule ouverte et à pleines mains dans l’abondant banquet que la vie m’offre chèrement chaque jour… ? Quand j’étais petite, à Pâques, les ruisseaux se formaient dans les bois, on mangeait du chocolat au lait en formes d’animaux gentils et on allait voir grand-maman à Lévis. Maintenant, grand-maman est morte, mes dents sont toutes cariées et les ruisseaux et les flaques sont des fleuves et des lacs pas encore dégelés. Les fleurs, ici, sortent en juillet, pas en avril, ni en mai. N’en déplaise à vos stéréotypes décalés. Mais oui, vous avez raison d’associer Pâques au printemps parce que justement, avant l’avènement du dit barbu, se tenaient aussi des fêtes païennes dont l’une d’elle pour célébrer cet évènement notable : la fin de l’hiver… ! La renaissance de la nature. Ici, le congé pascal coïncide parfaitement avec la fin de la nuit et avec la dernière escale de la caravane du Carnaval du Rat musqué, à Aklavik. On attend toujours la fameuse débâcle.


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