Katimavik revisite sa place dans le Nord

16 septembre 2005
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Après quelques années d’absence, l’organisme Katimavik, qui offre des expériences de stage à travers le Canada aux jeunes d’un océan à l’autre, veut refaire sa place dans le Nord. C’est dans cet esprit que le conseil d’administration de Katimavik a tenu son assemblée annuelle à Yellowknife, samedi dernier.

Selon le président de Katimavik, Justin Trudeau, le fils bien en vu de l’ancien premier ministre Pierre-Eliott Trudeau, il est dans l’intérêt même du Canada que l’organisme soit présent au nord du soixantième parallèle et permette ainsi aux jeunes du Sud de découvrir les territoires. « À mon avis, découvrir le Nord est essentiel pour comprendre ce que cela signifie vraiment que d’être Canadien », indique celui qui venait déjà camper avec son père aux TNO quand il était petit. Il affirme, en outre, que Katimavik pourra permettre à des jeunes d’ici de « mesurer la grandeur de leur pays ».

Selon Justin Trudeau, ce sont des raisons financières qui ont forcé le retrait de Katimavik du Nord, à la fin des années 1990. L’organisme compte profiter de son retour ici pour mettre en place une stratégie qui correspond aux besoins particuliers du Nord, notamment ceux des jeunes autochtones. « Nous ne voulons pas imposer les modèles du Sud », affirme Justin Trudeau.

C’est pour cela que Katimavik vient d’embaucher un consultant à Whitehorse, au Yukon, qui aura pour mission de mener une série de consultations dans différentes communautés des trois territoires afin de recruter des jeunes et aussi pour établir des partenariats avec des organismes qui pourraient être intéressés à recevoir des jeunes bénévoles de partout au pays.

À ce chapitre, Katimavik, semble intéressé à établir des liens avec l’organisme jeunesse Arctic Indigenous Youth Alliance, remarquée pour ses pressions politiques dans le dossier du gazoduc. Dans un discours prononcé à l’occasion d’une rencontre informelle entre les membres du conseil d’administration de Katimavik et des délégués de certains organismes de Yellowknife, Justin Trudeau a d’ailleurs loué « l’excellent travail de l’Arctic indigenous Youth Alliance auprès des jeunes d’ici, notamment dans l’orchestration de l’opposition au gazoduc ».

Selon une source généralement bien informée, ce serait Chuck Blyth, un membre du CA résidant à Fort Simpson, qui aurait initié le rapprochement entre les deux groupes.

Katimavik, est un organisme financé par Patrimoine canadien.

Parc de la Nahanni

Justin Trudeau est également porte-parole de l’organisme Canadian Parks and Wilderness Society (CPAWS) qui milite pour un agrandissement du parc national de la Nahanni, situé dans la région du Deh Cho.

Profitant de son passage à Yellowknife, il a réitéré l’importance de protéger au plus vite l’ensemble du bassin versant de la rivière Nahanni. La compagnie Canadian Zinc projette, en effet, d’ouvrir une mine située dans la zone que souhaite protéger CPAWS. Selon Justin Trudeau, l’ouverture de cette mine pourrait compromettre l’intégrité de ce parc désigné comme site patrimonial international par l’UNESCO.

« Ne vous y trompez pas, déclare Justin Trudeau, je suis pour le développement minier. Nous avons besoin de mines dans le Nord ; mais pas dans le parc de la Nahanni. »
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