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Josée Clermont annonce son départ du Collège

Josée Clermont, directrice générale du Collège nordique francophone des Territoires du Nord-Ouest. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Josée Clermont, directrice générale du Collège nordique francophone des Territoires du Nord-Ouest. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Au cours de son mandat, la directrice générale du Collège nordique s’est donné comme objectif de permettre aux Franco-Ténois d’étudier chez eux, aux Territoires du Nord-Ouest.

Thomas Ethier – IJL – Territoires

Après huit années passées à la barre du Collège nordique francophone, Josée Clermont a annoncé que 2022 sera l’année de sa retraite. Affairée à ses derniers dossiers, la directrice générale voit grand pour l’institution, qui se prépare notamment à porter un nouveau titre d’un nouveau titre officiel avec l’entrée en vigueur imminente de la Loi sur l’éducation postsecondaire des TNO, prévue pour ce printemps.

« D’ici les trois prochaines années, je m’attends à ce que le collège soit officiellement reconnu comme établissement d’enseignement postsecondaire francophone, et qu’il dispose d’un financement de base stable », avance la directrice. Pour l’heure, l’équipe en serait à préparer un nouveau système de gestion des inscriptions étudiantes, incluant de nouvelles politiques d’admission, en prévision de cette transition. Il y a beaucoup de travail à accomplir pour nous préparer à l’entrée en vigueur de la Loi », assure-t-elle.

 

Objectif : postsecondaire

« En devenant directrice générale du Collège, en 2015, j’avais comme objectif de bâtir le seul collège francophone au nord du 60e parallèle, résume Mme Clermont. Au début de mon mandat, il n’y avait même pas d’employés au collège. C’était mon second objectif : mettre en place une équipe solide et dynamique. Aujourd’hui, nous avons une équipe d’enseignants attentionnés et une équipe administrative qui se donne a 100 %. »

Sous la direction de Mme Clermont, le Collège a notamment intégré en 2020 un partenariat avec le Collège Aurora et le Dechinta Centre for Research and Learning, dont les efforts communs visent d’améliorer l’accès aux programmes et aux services postsecondaires aux TNO. « Un partenariat entre des collèges francophone, anglophone et autochtone est une chose unique au pays, souligne-t-elle. On voit déjà les fruits de ce protocole d’entente, et nous travaillons à offrir plus d’occasions d’apprentissage à nos étudiants, pour leur permettre d’étudier chez eux, aux Territoires du Nord-Ouest. »

Guidé jusqu’en 2023 par un nouveau plan d’affaires, le Collège attend aujourd’hui une réponse d’Ottawa, qui traite une importante demande de financement pluriannuelle, vouée à l’élaboration de programmes de formation francophone dans le domaine de la santé. « Les besoins sont criants en matière d’éducation postsecondaire dans ce domaine, affirme la directrice. Tant les employeurs que les étudiants francophones bénéficieront de tels programmes. »

Des ponts entre les communautés

Selon Mme Clermont, les programmes mis sur pied par le Collège nordique sont en majeure partie issus des consultations avec les résidents et les organismes. C’est de ces consultations que serait née, par exemple, la nouvelle offre de programme en français pour l’obtention d’un diplôme en éducation en service à l’enfance, offert dès 2022.

C’est également les échanges avec la communauté qui auront mené à la création du cours de langue et de culture tli cho, offert depuis 2019, sous forme de mentorat avec des ainés de la communauté. « Ce qu’on nous demande aujourd’hui, ce sont des cours pour l’ensemble des langues autochtones officielles du territoire », ajoute la directrice.

Les cultures autochtones des TNO font aujourd’hui partie intégrante du curriculum de l’institution. Le cours de français langue seconde inclut par exemple le cahier d’exercices Rendez-vous nordique, entièrement rédigé et illustré autour des réalités vécues dans les collectivités. Le collège s’est d’ailleurs vu décerner le prix 2020 du Cercle du ministre pour la culture et le patrimoine dans la catégorie groupe « pour son leadeurship exceptionnel dans la sensibilisation des Ténois à la protection, la préservation et la célébration des cultures uniques du Nord ».

L’institution francophone, qui entend élargir son offre de programmes, ses partenariats et sa notoriété, a comme autre ambition de déménager ses locaux au sein d’un futur campus de l’Université Polytechnique, dans la capitale. « J’aurais aimé assister à ces changements ! Mais il est temps de passer le flambeau et je suis persuadée que la personne qui héritera de ces dossiers y parviendra, assure Mme Clermont. Les fondations sont maintenant en place. »


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