Infrastructures : Hay River réclame un meilleur appui du GTNO

Selon des prévisions établies en 2019, la population de Hay River pourrait atteindre 6000 habitants d’ici 2024. 
En 2020, on en dénombrait environ 3800, selon les estimations de Statistiques TNO. (Crédit photo : Greg McMeekin)

Selon des prévisions établies en 2019, la population de Hay River pourrait atteindre 6000 habitants d’ici 2024. En 2020, on en dénombrait environ 3800, selon les estimations de Statistiques TNO. (Crédit photo : Greg McMeekin)

Pour appuyer sa croissance démographique, la municipalité compte réaliser d’imposants projets d’infrastructure au cours des prochaines années. Rien ne saurait toutefois être tenu pour acquis : l’administration devra d’abord trouver l’argent.

Thomas Ethier – IJL – Territoires

Alors qu’on y appréhende une rapide croissance démographique, la municipalité de Hay River n’aurait actuellement pas la certitude qu’elle aura les moyens de répondre à tous ses besoins en matière d’infrastructures pour les prochaines années. C’est ce qu’a révélé l’administrateur principal, Glenn Smith, au moment de présenter une ébauche du Plan d’immobilisation 2022-2032 de la municipalité, le 4 octobre dernier.

Présenté comme l’un des plus importants documents dans le cadre des efforts stratégiques de la municipalité, ce plan dresse la liste des grands projets d’infrastructure que l’administration souhaite mettre en branle au cours des dix prochaines années. « Si nous pouvons réaliser ce plan avec succès, plan qui inclut notamment une nouvelle mairie, nous nous trouverons en excellente posture en ce qui a trait à nos principales infrastructures, pour assurer notre croissance », affirme M. Smith.

 

Incertitude financière

Plusieurs projets majeurs pourraient ainsi être mis en branle prochainement, incluant la réfection de la station d’épuration des eaux de la municipalité, un projet qui s’élève à 15 millions $, devant se mettre en branle en 2024. On y prévoit également la réfection du dépotoir municipal, la construction d’une nouvelle mairie et la construction d’un quartier résidentiel.

« Je suis très heureux de ce plan. Je crois que nous pouvons le réaliser, a affirmé M. Smith. Cela nécessitera du travail et de la collaboration de la part du GTNO pour parvenir à la situation que nous souhaitons atteindre d’ici les dix prochaines années ».

Ce plan est appelé à être mis à jour annuellement. À l’heure actuelle, la municipalité ne sait pas d’où proviendra l’ensemble du financement, et ne peut assurer qu’elle trouvera tout l’argent nécessaire pour réaliser l’ensemble des projets inclus sur la liste.

« Il faut comprendre que plusieurs de ces projets ne sont toujours pas financés. Nous avons adopté une approche qui consiste à tenter d’abord d’établir les besoins de la municipalité », explique M. Smith à propos du document soumis au conseil municipal.

Selon l’administration, cette réalité met en lumière un important manque à gagner en matière de financement de la part du gouvernement des TNO. « Un message découle de cette situation : nous continuons à être sous-financés par [le GTNO]. Nous dépendons en grande partie de contributions monétaires que nous devons trouver auprès de tiers partis, sans lesquels plusieurs projets ne pourront tout simplement pas être mis en branle. Le financement de plusieurs de ces projets est actuellement empreint d’incertitudes » a souligné Glenn Smith.

 

Le GTNO pointé du doigt

En plus de fonds accordés par le GTNO à certains projets, le ministère des Affaires municipales et communautaires octroie un montant annuel aux municipalités et collectivités. En 2021, la municipalité de Hay River a obtenu 2 538 000 $, une somme trop maigre selon la mairesse, Kandis Jameson. À ses yeux, bien que ce montant permette de combler certaines dépenses annuelles, il ne suffit pas à appuyer le développement à moyen et à long terme de la municipalité. Mme Jameson n’a pas répondu à la demande d’entrevue de Médias ténois.

Selon ce qu’a rapporté la mairesse au conseil municipal, plusieurs municipalités et collectivités du territoire déplorent cette réalité qui fait obstacle, selon elle, au développement du territoire dans son ensemble. « Dans le cadre d’une récente rencontre de l’Association des communautés des TNO avec la première ministre, le plus important sujet de conversation aura été le manque à gagner en matière de financement aux municipalités », a-t-elle indiqué.

Mme Jameson fait valoir que les municipalités ne peuvent bâtir leur prospérité sans mettre leurs infrastructures à jour, et sans obtenir un meilleur coup de main de la part du GTNO.

« L’un des ministres présents à la rencontre a souligné que nous avons la capacité de taxer les résidents, et que ce revenu augmentera avec notre démographie. “Comment accroitre notre démographie avant même d’avoir, par exemple, remplacé notre station d’épuration des eaux ?” Voilà ce que j’ai répondu, a-t-elle partagé. S’ils s’attendent à ce que nous fassions tout, ça ne sera pas possible. Soyons honnêtes. Si les collectivités échouent, le gouvernement échoue ».

« Nous vivons une période palpitante. La prochaine décennie sera excellente pour notre communauté », a pour sa part commenté le conseiller municipal Steve Anderson. « J’espère que le gouvernement réalise l’énorme potentiel qui se présente devant nous et toutes les occasions à saisir pour assurer la croissance des Territoires du Nord-Ouest et de Hay River. Il faudra toutefois combler ce manque à gagner, et nous donner l’occasion de faire bouger les choses et d’accroitre notre population. Nous faisons face à un grand potentiel de développement », a-t-il ajouté.


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