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ICI Grand-Nord accueille la vidéojournaliste Julie Plourde

Membre engagée de la communauté franco-ténoise, Julie Plourde intègre cet été l’équipe d’ICI Grand-Nord à titre de vidéojournaliste francophone pour les Territoires du Nord-Ouest. (Courtoisie Radio-Canada)

Membre engagée de la communauté franco-ténoise, Julie Plourde intègre cet été l’équipe d’ICI Grand-Nord à titre de vidéojournaliste francophone pour les Territoires du Nord-Ouest. (Courtoisie Radio-Canada)

La résidente de Yellowknife fait un retour en journalisme, après quelques années passées au service des communications du gouvernement des TNO.

Thomas Ethier
IJL – Réseau.presse – L’Aquilon

L’équipe d’ICI Grand-Nord n’aura finalement pas eu à recruter dans les provinces pour assurer la couverture francophone des Territoires du Nord-Ouest. Julie Plourde reprend la caméra à Yellowknife, plus de vingt ans après y avoir fait ses premières armes en journalisme.

Partie de Radio-Canada en 2014, l’ancienne collègue était attendue à bras ouverts. Bien connue dans l’organisation, dont les mandats l’auront portée à travers le pays, Julie Plourde complète aujourd’hui le réseau francophone d’ICI Grand-Nord, qui, depuis 2018, étend son empreinte à travers les trois territoires Canadiens.

« Ce que Julie va nous permettre d’accomplir ? Name it ! Tout ! », lance la réalisatrice Claudiane Sansom, journaliste au Yukon depuis plus de vingt ans et instigatrice du projet, ICI Grand-Nord.

« Après une transition de quelques mois, on reprend avec une longueur d’avance, se réjouit-elle. Julie fait déjà partie de la communauté francophone, qu’elle a à cœur, tout comme les communautés autochtones. Puis elle est connue à Radio-Canada, ses collègues de tout le pays célèbrent son arrivée. »

 

Retour aux sources

Munie d’un baccalauréat en journalisme, c’est ici même, à Yellowknife, dans les pages du journal L’Aquilon, que Julie Plourde a fait ses premières armes en 2001. « Ça a été ma première expérience avec la communauté franco-ténoise et avec le Grand Nord, souligne-t-elle. Je me suis dit qu’il y avait vraiment quelque chose de spécial ici. Je ne pouvais pas mettre le doigt dessus, il y avait une énergie particulière. J’avais vraiment envie de rester et de découvrir le territoire. »

Elle s’installera deux ans plus tard à Whitehorse, au Yukon, pour y faire son entrée à Radio-Canada, comme vidéojournaliste, avant d’explorer le pays, en passant notamment par la Nouvelle-Écosse et par l’Aberta. Le retour à Yellowknife, ville d’origine de son conjoint, se fait en 2017 sous le signe de la stabilité.

« Mon métier m’a amenée dans toutes sortes de communautés francophones en situation minoritaire. On y développe un sentiment d’appartenance. Je le vois aujourd’hui avec mes deux enfants, qui étudient à l’école francophone Allain St-Cyr. Je ne crois pas un jour vouloir retourner au Québec, je suis très bien ici ! », affirme la Ténoise d’adoption.

Sous l’œil de la journaliste, le territoire ne manque pas d’espaces à explorer, bien au contraire. « Comme vous le savez, aux TNO, tout est très éloigné ! J’ai hâte de voir comment ça va se concrétiser, en tant que seule journaliste francophone de l’organisation. En même temps, c’est ce qui m’a ramené à ICI Grand Nord. Le territoire est rempli de personnages et d’histoire que j’avais envie de raconter, en mots et en images. »

 

Le défi déontologique

Ce retour aux sources marque la fin d’une pause de plusieurs années en dehors du secteur de l’information, du moins à titre de journaliste. Jusqu’à tout récemment, Mme Plourde occupait le poste de consultante aux communications et aux langues officielles pour le ministère de la Justice des TNO.

Comment assurer une couverture impartiale de l’actualité politique alors qu’on sort à peine de la machine gouvernementale ? « On se trouve en conflit d’intérêts, je ne m’en cache pas, indique Mme Plourde. Évidemment, si je dois me trouver devant ce type de situation, je ne serai probablement pas la personne qui pourra être au front. »

« Le fait d’avoir travaillé aux communications pour le gouvernement me donne un profil public. Les gens vont associer mon nom de journaliste à certains dossiers sur lesquels j’ai travaillé pour le gouvernement, confirme-t-elle. Heureusement, ICI Grand-Nord, c’est une équipe. L’un ou l’une de mes collègues du Yukon ou du Nunavut pourra prendre le relai, et vice-versa. Nous nous entraidons beaucoup. »

Au-delà des questions de déontologie, la journaliste voit son expérience dans le secteur des communications comme un atout important. « J’ai appris énormément en travaillant pour d’autres organisations, en observant leurs façons de faire et leurs réalités, explique-t-elle. De la même manière, en faisant le saut en communications, je comprenais très bien le travail des journalistes, leurs attentes et leur réalité. Je suis aujourd’hui très bien outillée. »

 

Le chapeau de journaliste

En regard de son expérience canadienne, Mme Plourde se dit consciente de la place qu’elle occupe désormais dans sa communauté. « Dans une plus petite ville comme Yellowknife, nous sommes à la fois journalistes et membres d’une communauté, explique-t-elle, et on porte différents chapeaux. Ici, je suis parent d’élèves, je m’engage dans des activités communautaires, et s’ajoute aujourd’hui le chapeau de journaliste. »

« Il est certain que l’on doit naviguer à travers tous ces rôles. À certains moments, je vais rencontrer une personne à titre de membre de la communauté, puis à un autre moment, ce sera à titre de journaliste. Dans un grand centre, une ville au sein d’une province, j’aurais un tout autre anonymat », ajoute-t-elle.

« En ce qui me concerne, il me manquait d’avoir cette proximité avec la communauté, de rencontrer des gens et de raconter des histoires. J’ai vraiment hâte d’aller sur le terrain, à la rencontre des communautés, se réjouit Julie Plourde. J’ai aussi compris à quel point les plateformes et la technologie ont évoluées. Il faut maintenant que je me mette à jour ! »

 


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