Débâcle printanière : Hay River évite le pire

L’imperturbable pont de Hay River. (Crédit photo : Shawn Buckley)

L’imperturbable pont de Hay River. (Crédit photo : Shawn Buckley)

Batiste Foisy

Il y a eu plus de peur que de mal pour les déplacés de Hay River.
À peine 36 heures après avoir dû quitter leurs résidences d’urgence devant la crue des eaux et les embâcles printanières, les centaines de riverains des secteurs de l’ile Vale et de West Channel, à la décharge de la rivière aux Foins, ont pu regagner leurs logis, le 6 mai.
L’ordre d’évacuation et l’état d’urgence local ont été levés vers 9 h 40 par les autorités. On demande toutefois aux résidents d’éviter les rives en raison du niveau élevé d’eau et du risque causé par les glaces et les débris.
Dans une lettre ouverte publiée plus tard durant la journée, la mairesse de Hay River, Kandis Jameson, a tenu à souligner la résilience des résidents du chef-lieu du Slave Sud : « Je tiens à souligner la contribution de tous les citoyens de Hay River qui ont prêté mainforte, écrit la mairesse. Dans des circonstances déjà difficiles et alors que des contraintes extraordinaires sont en place, nous avons su faire bloc en tant que communauté et de surmonter un défi additionnel. Ce défi, il se pose chaque année dans notre localité, mais cette année était bien différente des précédentes parce que nous devions composer avec la malédiction d’un virus qui complexifiait chacune de nos décisions dans l’exécution de notre plan de mesures d’urgence. »
Déjà la veille, les signaux semblaient rassurants. Lors d’un point de presse tenu 14 heures après l’ordre d’évacuation, la première ministre Caroline Cochrane qui est aussi ministre des Affaires municipales et communautaires semblait minimiser l’urgence de la situation. Selon elle, les autorités ont préféré prévenir que guérir.
« Pour l’instant, la menace n’est pas imminente, indiquait alors la première ministre. Nous avons d’abord agi par précaution. Il est plus humain de demander aux gens de se déplacer à 21 h, qu’il l’aurait été de les alerter à 3 h du matin. La situation se déroule bien pour l’instant et nous en surveillons le développement. »

Système d’urgence
Cette situation anxiogène aura offert l’occasion de tester la capacité de Hay River de faire face à des situations d’urgence et, de prime abord, le bilan semble positif.
Le système de messagerie d’urgence « En alerte » a été employé pour prévenir les riverains du danger d’inondation. Des messages textes bilingues ont été reçus par une majorité d’abonnés du secteur aussitôt l’ordre d’évacuation lancé.
Les centaines de résidents évacués ont pu s’inscrire sans heurt au centre aménagé dans le Centre sportif de Hay River, où le personnel sur place détenait des informations détaillées sur les évacués et leurs besoins. Des sondages avaient, en effet, été distribués en amont aux ménages des zones inondables en prévision d’une potentielle évacuation.
Édith Vachon-Raymond qui, lundi soir, a dû quitter précipitamment sa résidence de West Channel avec ses animaux de compagnie souligne le grand professionnalisme avec laquelle la municipalité a géré la situation.
« Le service d’incendies a vite été envoyé dans le quartier, témoigne-t-elle. Ils faisaient du porte-à-porte pour s’assurer que les gens étaient au courant des procédures. […] Moins d’une demi-heure après avoir reçu l’alerte, j’étais déjà évacuée. J’ai pu m’inscrire avec la ville. […] On nous avait envoyé deux semaines à l’avance des informations nous indiquant comment ça allait se passer et ce qu’on devait préparer. »
« On m’a appelé trois fois pour le sondage, poursuit-elle. La municipalité était vraiment proactive. »
Mme Vachon-Raymond souligne que l’inscription des évacués a été faite rapidement et qu’elle a même pu bénéficier de services en français.


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