Fort Liard déploiera des agents de la sécurité communautaire

Les nouveaux agents de la sécurité communautaire de Fort Liard feront un travail complémentaire à celui des agents de la GRC, en assurant la sécurité et le sentiment de sécurité des résidents de la collectivité. Sur la photo: un barrage routier à Yellowknife. (Photo: Thomas Ethier)

Les nouveaux agents de la sécurité communautaire de Fort Liard feront un travail complémentaire à celui des agents de la GRC, en assurant la sécurité et le sentiment de sécurité des résidents de la collectivité. Sur la photo: un barrage routier à Yellowknife. (Photo: Thomas Ethier)

Au terme d’un programme pilote de trois ans visant à tester une approche alternative à celle de la GRC en matière de sécurité, Fort Liard a pour objectif d’offrir un poste permanent à ses nouveaux agents de la sécurité communautaire.

Thomas Ethier
IJL – Territoires

Sans arme ni mandat d’arrestation, un agent de la sécurité communautaire circulera dès cet été dans le hameau du Fort Liard. Son objectif : prévenir le crime et assurer la sécurité de tous les résidents, en créant des liens avec la communauté. Déployé sur trois ans, ce nouveau programme pilote mis sur pied et géré par les dirigeants du hameau vise à étudier les approches alternatives à la sécurité et à la prévention du crime.

Fort Liard a été sélectionnée pour accueillir ce programme dans le cadre d’un appel de déclaration d’intérêt, transmis ce printemps aux dirigeants des collectivités du territoire. Le hameau recevra ainsi 303 000 $ par année jusqu’en 2024, un montant inscrit au budget 2021 des Territoires du Nord-Ouest.

Une approche alternative

Comme l’indique l’administrateur principal du hameau de Fort Liard, John McKee, un premier agent, originaire de la région du Dehcho, sera embauché dès cet été. Il aura la tâche d’élaborer la logistique du programme, de mettre les ressources en place, et de créer des liens avec les membres de la collectivité. « Il sera nécessaire que cet agent puisse s’exprimer dans la langue dene zhatié, souligne M. McKee. Il devra être bien au fait des réalités vécues à Fort Liard, avoir de bonnes aptitudes de communication, et être une personne qui adopte un mode de vie sain. »

Le travail de ces agents de la sécurité communautaire sera complémentaire à celui des agents de la GRC : ils se concentreront sur des préoccupations non criminelles qui affectent la sécurité des résidents, et verront à prévenir le crime avant qu’il ne s’impose. « Ils pourront par exemple répondre aux besoins des ainés de la collectivité et s’assurer qu’ils se sentent en sécurité, explique M. McKee. Ils interviendront auprès des personnes lourdement intoxiquées pour s’assurer qu’elles soient en lieu sûr. Ils pourront également travailler auprès des jeunes et promouvoir des choix de vie sains. »

À l’heure actuelle, seul le hameau de Fort Liard est inclus à ce programme pilote. Il n’est pas prévu que d’autres collectivités obtiennent un financement au cours des trois prochaines années. « Au terme de ce programme pilote, le gouvernement des TNO en évaluera le succès et déterminera si le financement doit être étendu à d’autres collectivités », a indiqué l’agente principale des communications du ministère de la Justice, Ngan Trinh.

C’est la première fois qu’un tel programme est financé par le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest. Un programme semblable d’agent de la sécurité communautaire a été mis sur pied en 2017 au Yukon, dans la collectivité de Kwanlin Dün. « Les études ont démontré que la justice et la sécurité sont plus efficaces lorsqu’elles sont assurées par des gens d’ici, pour les gens d’ici », avait alors souligné la cheffe de la collectivité, Doris Bill, dans un communiqué de presse.


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