Immigration francophone : Fête du Canada

07 juillet 2000
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Denis Bastard et Arlette Fonteneau ne sont pas à la veille d'oublier le 1er juillet 2000, date à laquelle ils ont reçu le titre de « citoyens canadiens ». Devant une foule immense, venue célébrer les 133 ans de Confédération sur les rives du lac Frame, à Yellowknife, le couple a prêté serment à la Couronne. Les deux néo-Canadiens ont également commémore leur 28e anniversaire de mariage qui s'est déroulé à la même date.

« Je trouve que la cérémonie a été plus agréable qu'elle ne l'aurait été si elle s'était déroulée à Montréal », a indiqué Mme Fonteneau. « C'aurait été plus protocolaire dans la métropole qu'à Yellowknife ».

La foule d'au moins 300 personnes a également eu la possibilitéd'écouter l'asser-mentation des nouveaux citoyens dans les deux langues officielles. Mme Fonteneau a indiqué que cette procédure l'a impressionnée.

« Nous avons attendu trois ans avant de demander l'autorisation de devenir citoyens, un autre trois ans a passé sans qu'on s'en préoccupe trop, et finalement, lorsque nous sommes arrivés à Yellowknife, on a décidé de passer l'examen », a expliqué M. Bastard. « On nous a posé toutes sortes de questions sur l'histoire et la géographie canadiennes ».

Le couple réside au Canada depuis 1993. Il est d'abord venu s'installer à Montréal avant de se diriger vers Yellowknife. Grand romantique, vêtu d'un habit chic, M. Bastard admet que c'est lui qui a suivi la flamme de sa vie. Les deux résidents ont toutefois opté pour la double citoyenneté.

« Quand nous sommes au Canada, nous sommes des Canadiens français, tandis qu'en France nous sommes des Français canadiens », a constaté M. Bastard. Une certitude existe pourtant : les époux comptent demeurer au Canada lorsqu'ils auront pris leur retraite. La nature et le plein air leur plaisent.

Une autre personne d'origine française se joint au rang des néo-Canadiens ; il s'agît de Sylvie Hayotte-Rourke. Cette aide enseignante demeure au Canada depuis plus de 10 ans. Au début, elle devait demeurer une année, le temps d'un contrat et d'apprendre l'anglais.

« Je voyais l'Euro venir et je me suis dit qu'il fallait que j'apprenne une deuxième langue », a indiqué cette dernière. « J'avais déjà voyagé en Angleterre six mois auparavant ».

Le contrat de Mme Hayotte-Rourke a été renouvelé et elle a décidé de demeurer au Canada. Au bout de deux ans et demi, elle était déjà immigrante. « J'ai appliqué pour la citoyenneté en avril. Normalement la procédure prend huit mois, mais j'ai eu de la chance que le dossier soit allé si vite », s'est-elle étonnée.

Aujourd'hui, elle constate qu'elle a accompli son objectif : elle maîtrise la langue de Shakespeare. Elle soutient qu'elle l'a apprise naturellement, sans y mettre trop d'effort.

Maintenant, elle a de nouvelles préoccupations. Avant d'obtenir sa citoyenneté, Mme Hayotte-Rourke ne se souciait guère de la politique fédérale et territoriale. Elle a maintenant de nouveaux droits et responsabilités.
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