Plan d’action sur les langues officielles : Éducation, développement communautaire et fonction publique

28 juin 2002
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Présent à Whitehorse pour l’assemblée générale annuelle de la FCFA, le ministre Stéphane Dion a présenté les grandes lignes de son plan d’action sur les langues officielles.

Le ministre responsable de l’élaboration d’un plan d’action sur la dualité linguistique au Canada, Stéphane Dion, était de passage à l’assemblée générale annuelle de la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada, le 22 juin dernier, pour présenter les grandes lignes de son plan d’action. Le plan d’action reposera sur trois points majeurs, soit l’éducation, le développement des communautés et la fonction publique.

Au chapitre de la fonction publique fédérale, le ministre entend inclure, dans son plan d’action, qui sera déposé à l’automne, ce qu’il appelle un cadre d’imputabilité. « Nous voulons responsabiliser davantage les décideurs, tant les fonctionnaires que les hommes et les femmes politiques, et faire en sorte que les langues officielles soient une priorité au tout début des processus de décision, que ce soit pour des programmes ou pour des lois », a-t-il expliqué.

Le plan d’action devrait viser différentes cibles au point de vue de l’éducation. Tout d’abord, la petite enfance, pour qui l’on veut favoriser l’accès aux différents services. « Spécialement pour les couples exogames. Comment aider les parents à transmettre le double bagage linguistique », de signaler M. Dion qui désirerait aussi améliorer la proximité des écoles francophones dans les milieux minoritaires. « Trop de parents se trouvent dans des situations où ils n’ont pratiquement pas le choix d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise parce que l’école française est trop loin ».

Enfin, Stéphane Dion désire prolonger l’accès à l’éducation au niveau postsecondaire. « Les parents sont plus incités à garder leurs enfants dans le système franco-phone s’ils savent qu’ils pourront poursuivre des études postsecondaires en français», d’analyser le ministre.

Pour le développement des communautés, le plan d’action du ministre comprendra les secteurs de la santé, de la justice, de l’immigration et du développement économique.

Le président de la FCFA, Georges Arès, se dit relativement satisfait de la tangente que prend le ministre dans l’élaboration de son plan d’action. M. Arès croit que la plupart des recommandations contenues dans le document Des communautés en action se retrouvent dans l’ébauche du plan d’action.« Il reste à élaborer les façons dont les mesures d’imputabilité seront appliquées et à quelle agence centrale les ministères, agences et institutions auront à répondre », de déclarer M. Arès.
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