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Éclosion de syphilis : de nouveaux tests rapides arrivent aux TNO

Venue d’Alberta, l’infectiologue Dre Ameeta Singh s’est prêtée à une démonstration devant les médias, avant l’annonce officielle. Les résultats ont été obtenus moins de trois minutes après la prise de sang. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Venue d’Alberta, l’infectiologue Dre Ameeta Singh s’est prêtée à une démonstration devant les médias, avant l’annonce officielle. Les résultats ont été obtenus moins de trois minutes après la prise de sang. (Crédit photo : Thomas Ethier)

La Santé publique des TNO entend freiner une importante éclosion de syphilis à travers le territoire, où les taux de transmission se sont accrus de 253 % entre le 1er janvier 2019 et le 1er janvier 2022.

Thomas Ethier
IJL – Réseau.presse – L’Aquilon

Face à une éclosion majeure de Syphillis dans les collectivités du territoire, la Santé publique des TNO a annoncé le 19 juillet le déploiement d’un nouveau programme de détection rapide du virus. Grâce au dispositif attendu aux TNO dans les prochaines semaines, une personne atteinte pourra passer un test et obtenir les résultats et un traitement au cours d’une même visite.

La santé publique a reçu l’approbation de Santé Canada pour l’obtention de 1100 tests dans le cadre d’un programme d’accès spécial. L’administratrice en chef de la santé publique des TNO, Dre Kami Kandola, en a fait l’annonce en compagnie l’infectiologue Dre Ameeta Singh, qui s’est elle-même prêtée à une courte démonstration devant les médias.

 

Un moment décisif

La Dre Singh a récemment dirigé une étude clinique sur l’analyse hors laboratoire de la syphilis et du VIH en Alberta, en vue de l’approbation de ces tests à travers le pays. Bien qu’approuvée pour les TNO, la distribution de ces tests est restreinte dans le reste du pays, mais pourrait être approuvée d’ici l’année 2022, selon la Dre Singh.

Produit par le laboratoire Biolytical, le test serait précis à 90 %, et permet de fournir les résultats au patient en 15 minutes après le prélèvement d’un échantillon de sang. La rapidité permettra selon la Dre Kandola de contourner l’un des principaux obstacles au repérage de la maladie chez les personnes atteintes, soit la longueur du processus.

À l’heure actuelle, les échantillons de sang doivent être envoyés en laboratoire après le prélèvement. Selon la Kandola, environ cinq pour cent des patients ne se présentent pas à leur seconde visite pour obtenir un diagnostic, une statistique qui s’élèverait à environ 20 % en Alberta. « Je crois que ce nouveau test va vraiment changer la donne au Canada », a affirmé la Dre Sighs.

Depuis 2019, les taux de transmission se sont accrus de 253 % aux TNO. La Santé publique des TNO a notamment distribué des affiches dans le cadre de sa dernière campagne de sensibilisation.

« Nous avons découvert au fil que nous perdions des personnes atteintes en leur imposant plus d’une visite dans le système de santé. Aujourd’hui, nous avons une campagne ciblée, nous savons qui tester, et pourrons offrir un diagnostic et un traitement en une seule visite. Il pourrait s’agir d’un moment décisif de cette éclosion », a indiqué la Dre Kandola.

 

Sans symptômes

Les plus hauts taux d’infections aux TNO se trouveraient dans la Dehcho et dans les régions de Yellowknife et de Hay River. Les personnes de 25 à 29 ans seraient les plus atteintes. « Ce n’est pas un enjeu lié à l’école secondaire. La population infectée ne se trouve pas à l’école, ce qui rend plus difficile de s’attaquer à cette éclosion », a expliqué la Dre Kandola.

Les femmes enceintes des TNO se font notamment tester à trois reprises durant leur grossesse pour éviter que l’infection ne soit transmise de la mère au nouveau-né. Sans traitement, la maladie peut endommager les os, les dents, les yeux, les oreilles et le cerveau de l’enfant.

La syphilis est une infection transmise sexuellement qui, si non traitée par antibiotiques, peut entrainer des troubles neurologiques permanents, et la mort. L’infection peut d’abord se manifester sous forme de plaie ouverte et sans douleur, ou d’ulcère sur les parties génitales. « Toutes les personnes infectées ne développeront pas de symptômes », prévient la Santé publique.


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