Éducation : Du réel au virtuel

Exemple d’une salle de classe virtuelle du Collège nordique francophone. (Courtoisie CNF)

Exemple d’une salle de classe virtuelle du Collège nordique francophone. (Courtoisie CNF)

Après l’annonce des mesures de précautions liées à la COVID-19, le Collège nordique francophone (CNF) avait deux choix : fermer ses classes ou enseigner à distance.
La seconde solution a très rapidement été mise en place, une manière de protéger personnel et apprenants, sans négliger l’apprentissage.
Parmi les élèves, John Hall, Canadien anglophone installé à Yellowknife, y est étudiant depuis plusieurs semaines maintenant. De manière surprenante, il a découvert que les cours virtuels s’avèrent tout aussi efficaces que des leçons dans un environnement classique. « Au départ, je ne m’étais pas inscrit pour ce type de cours. Je voulais participer à une vraie salle de classe parce que je pensais que cela m’aiderait davantage à développer mes compétences orales. C’est le plus difficile pour moi », explique-t-il en français.
Cependant, avec confiance, l’anglophone est fier d’ajouter qu’« après cinq semaines, je dirais que l’expérience a été un succès ».

Assurer la continuité
Depuis la mise en place des cours à distance, seules deux langues sont enseignées au Collège nordique, l’anglais et le français. Les cours de tli?cho et d’espagnol sont pour le moment à l’arrêt. Ils reprendront normalement au courant de la rentrée prochaine, une fois les professeurs formés aux outils virtuels. Et dans le meilleur des cas, lorsque le Collège aura rouvert ses portes.
Rosie Benning, professeure de français au CNF depuis 2015, s’occupe d’un groupe de 18 étudiants. Ces derniers forment une classe aux âges éclectiques, de 20 à plus de 60 ans. Si certains problèmes techniques ne peuvent être évités, l’enseignante est très heureuse de cette évolution de l’apprentissage. « Certains élèves étaient un peu réticents au début, mais maintenant ils sont tous très engagés », d’après elle.
Grâce à une plateforme interactive, les conversations sont aussi fluides que dans une configuration habituelle. « Il y a un système de salle de discussion qui permet de diviser les étudiants et de les répartir dans des modules séparés, détaille la professeure. Ensuite, je peux naviguer d’un groupe à l’autre comme si j’étais avec eux. Ils collaborent très bien et sont parfois plus à l’aise pour discuter. »
De plus, professeur et élèves peuvent très facilement partager respectivement leurs écrans afin d’échanger des documents ou réaliser des exercices en commun.
La méthode d’apprentissage étant différente, Mme Benning a dû repenser sa façon d’enseigner afin de la rendre accessible à distance. « Je ne le cache pas, c’était vraiment du boulot de s’adapter, de préparer des cours spécifiques, mais ça valait la peine, explique-t-elle. Étant donnée la situation, c’est beau de voir que mes élèves s’amusent toujours autant et que la progression est visible. »

Inscriptions stables
« Dans mon cours, seulement deux personnes ont dû arrêter les cours à cause de la distance, raconte la professeure. L’une qui n’avait pas une assez bonne connexion Internet, l’autre parce qu’elle ne pouvait plus se rendre chez sa voisine pour utiliser son ordinateur, étant données les mesures d’éloignement. »
Ainsi, malgré l’annulation des cours en présentiel, les élèves n’ont pas déserté les classes. L’établissement a même enregistré de nouvelles têtes d’après l’agente de communications et gestionnaire de la formation continue au CNF, Émilie Tourangeau. « On pensait que moins de personnes seraient intéressées puisque ce ne sont pas de “vraies” classes, mais finalement ça se passe super bien et on a plus d’inscriptions que prévu. »


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