Francophonie : Dr Claude Gingras à Fort Smith

27 janvier 2011
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Le Dr Claude Gingras présentera les résultats de ses recherches sur la résilience (aborigène et organisationnelle) à Sudbury, en mars prochain, et en Australie, l’été prochain. (Photo : Édith V-R)

Le Dr Claude Gingras présentera les résultats de ses recherches sur la résilience (aborigène et organisationnelle) à Sudbury, en mars prochain, et en Australie, l’été prochain. (Photo : Édith V-R)

Structure est le mot d’ordre lorsqu’il est question du Dr Claude Gingras, enseignant en administration des affaires au campus Thebacha (Fort Smith) du Collège Aurora. Présentation d’un francophone qui a su s’adapter à la réalité temporelle du Nord.


« La structure peut-elle s’adapter à l’absence de temps? »

Pour Dr Gingras, qui détient un doctorat en administration des affaires et deux maîtrises, la première en droit et la seconde en travail social, la structure est un gage de succès et d’efficacité. Ayant vécu une expérience dans le Nord (au Labrador), il voulait réitérer celle-ci aux Territoires du Nord-Ouest. Sa motivation? Faire des découvertes sur lui-même et ses acquis, dans un contexte où il baigne dans des différences culturelles, bien loin de sa réalité. Il a d’abord été gestionnaire à l’Administration des services de santé et des services sociaux du Deh Cho, à Fort Simpson, avant de se repositionner en enseignement au Collège Aurora. « Le temps est perçu différemment par les gens du Nord », partage celui qui en a fait l’expérience assez rapidement…

C’est, en effet, à ses dépens qu’il a découvert le phénomène du « northern time » à l’occasion d’une réunion. Prévue pour 9 h, le matin, c’est dans le plus grand désarroi que cet homme méthodique a réalisé que les gens ne commençaient à se présenter qu’à l’heure dite. « Ça a été, pour moi, un choc », explique-t-il, le sourire en coin, racontant que la personne en charge, au moment de l’incident, n’avait, par surcroît, rien remarqué. Depuis, il a su trouver un juste milieu : « J’apprends à apprécier une autre dimension de ça, mais ça ne veut pas dire que ça va me changer! ». Si les réunion sont toujours prévues pour 9 h, Dr Gingras prévoit sa planification autrement : « Rien ne commencera avant 9 h 30, par exemple ». L’enseignant affirme adorer découvrir l’importance, le respect et la signification de cette différence qui fait dorénavant partie intégrante de sa vie.

La structure selon Dr Gingras…

« Les choses sont organisées dans une séquence, elles sont prédictibles, dans le but d’être capable de faire une gestion appropriée des tâches que j’ai à faire et de mes devoirs », définit-il. Si, pour le commun des mortels, cette définition peut paraître rigide, elle n’est que pure logique. « Le bonheur, pour moi, c’est d’être bien dans ma peau! », ajoute-t-il, en précisant que c’est en étant structuré qu’il se sent bien.

Cette organisation dans sa vie lui permet d’ailleurs de s’adonner à un de ses loisirs intellectuels favoris : la recherche. Depuis son arrivée dans le Nord, Dr Gingras effectue de la recherche sur la résilience. Cette dernière se divise en deux branches : la résilience autochtone et la résilience organisationnelle. Il explique explorer « le fait que les gens sont capables de rebondir (…), les organisations aussi, face à l’adversité ». Riche de sa large expérience en travail social, Dr Gingras affirme : « J’aimerais rester assez longtemps pour comprendre le phénomène autochtone à travers l’éducation ».
 


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