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Diversification économique : un plan sera offert à chaque région des TNO

Les arts, élément culturel de premier plan à travers les TNO, s’inscrivent aux yeux du GTNO dans la liste des secteurs à développer, tout comme l’agriculture, la foresterie, ou l’économie du savoir. À travers le pays, seuls les TNO sont toujours dépourvus d’une galerie d’arts territoriale. Sur la photo : l’exposition « Respirez : créer de la résilience grâce à l’art traditionnel », présentée à l’hiver 2021-2022 au Centre du patrimoine septentrional Prince-de-Galles, à Yellowknife. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Les arts, élément culturel de premier plan à travers les TNO, s’inscrivent aux yeux du GTNO dans la liste des secteurs à développer, tout comme l’agriculture, la foresterie, ou l’économie du savoir. À travers le pays, seuls les TNO sont toujours dépourvus d’une galerie d’arts territoriale. Sur la photo : l’exposition « Respirez : créer de la résilience grâce à l’art traditionnel », présentée à l’hiver 2021-2022 au Centre du patrimoine septentrional Prince-de-Galles, à Yellowknife. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Le gouvernement territorial s’adressera, dès ce printemps, aux acteurs économiques des collectivités pour dégager les principaux secteurs susceptibles de s’ajouter aux paysages économiques de leurs régions.

Thomas Ethier
IJL – Réseau.presse – L’Aquilon

Le gouvernement des TNO entreprendra, ce printemps, une série de consultations en vue de la création de six plans de développement économique, axés sur les forces et les ressources de chaque région du territoire. Élaborés avec un budget de 122 000 $, ces plans auront pour objectifs d’accroitre l’activité de certains secteurs tels que l’agriculture, la foresterie, le tourisme, la fabrication, l’économie du savoir et les arts.

Il y a une dizaine d’années que pareille initiative a été entreprise par le gouvernement, selon ce qu’a indiqué la ministre de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement, Caroline Wawzonek, devant un comité de l’Assemblée législative, le 11 avril.

 

Bâtir sur des forces existantes

« Certains gouvernements autochtones et certaines collectivités ont élaboré leurs propres plans de développement économique, a-t-elle souligné la ministre aux députés membres du comité. L’objectif est de bâtir sur ce qui existe déjà et ce qui fonctionne, peut-être, déjà. Les parties prenantes des collectivités sont les mieux placées pour identifier les occasions d’affaires dans leur propre région. »

Suivant les recommandations émises en 2021 dans le cadre de rencontres avec les gouvernements autochtones, les mises en œuvre de ces plans seront appuyées dans chaque région par des facilitateurs, qui seront embauchés pour stimuler les secteurs de diversification qui y auront été identifiés.

Questionnée devant le comité, la ministre Wawzonek a assuré agir en reconnaissance des lacunes du passé : « Lors de nos rencontres avec les gouvernements autochtones, l’une des premières choses que nous avons retenues, c’est que ces plans doivent être évolutifs. On ne veut pas de documents qui seront abandonnés sur une tablette, comme les plans régionaux créés il y a environ 10 ans et dont nous n’entendons plus parler. »

Offrant en exemple l’évolution du secteur agricole dans le Slave Sud et celle de l’économie du savoir et de l’innovation dans la région de Beauford-Delta, qui profite d’investissements récents dans le domaine de la fibre optique, Mme Wawzonek souligne également l’importance d’avoir en main des plans structurés à présenter aux bailleurs de fonds pour obtenir du financement.

De pair avec les gouvernements autochtones, le GTNO entend appuyer l’enrichissement du paysage économique des collectivités, par la création de six plans de développement, axés sur les forces et le potentiel de diversification de chaque région du territoire. (Crédit photo : Thomas Ethier)

 

Un calendrier ambitieux ?

Les consultations publiques entreprises ce printemps incluront des sondages proposés aux résidents, en plus de rencontres individuelles et d’entrevues de groupes avec les principaux acteurs économiques des régions. L’exercice sera mené par la firme indépendante Catalyst, qui a été retenue dans le cadre d’un appel d’offres lancé en décembre 2021.

La députée de Great Slave et présidente du comité, Katrina Nokleby, a émis des doutes quant à l’échéancier de la période de consultation, qui doit se conclure en septembre 2022. « Il est ambitieux de vouloir produire quelque chose d’ici septembre, sachant que vous entamez tout juste un processus de consultation », a affirmé la députée, soulignant les défis qui s’imposent, selon elle, en cours d’exercice.

La région Tli?cho, qui est officiellement incluse à la région du Grand lac des Esclaves, qu’elle partage avec Yellowknife, aura droit à son propre plan de développement économique, compte tenu de ses besoins distincts de ceux de la capitale.

Avec une économie qui repose depuis des décennies sur l’extraction minière et gazière, les Territoires du Nord-Ouest ont subi le déclin de ces secteurs-clés au cours des dernières années. Les mines de diamant des TNO, qui embauchent des centaines d’employés, ont annoncé leur fermeture d’ici 2025.


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