Dossier itinérance : Distancer l’itinérance

L'équipe des Irish We Were Warmer, fière de porter les couleurs de l'école St. Patrick pour lutter contre l'itinérance. (Crédit photo : CAM)

L'équipe des Irish We Were Warmer, fière de porter les couleurs de l'école St. Patrick pour lutter contre l'itinérance. (Crédit photo : CAM)

Sur l’avenue Franklin, l’entrée de l’Armée du Salut se remplit peu à peu. Chaussures de marche aux pieds, les visiteurs n’ont pas prévu de rester au chaud. Tous sont réunis pour affronter le froid pour une bonne cause. Depuis maintenant sept ans, l’association à but non lucratif organise à travers tout le pays une journée de sensibilisation sur le thème de l’itinérance. « The Coldest night of the year » – soit « La journée la plus froide de l’année » en français – vise à récolter le maximum d’argent. L’année passée, environ 11 805 $ avaient été empochés.

« Nous donnons rendez-vous à tout le monde, aux familles et à leurs enfants, au centre vers 17 h, puis nous allons faire une boucle de cinq kilomètres à travers la ville, détaille Jason Brinson, responsable local de la communication de l’Armée du Salut. Par la suite, un repas sera servi à 18 heures. L’intérêt est de tenter d’améliorer la situation des personnes sans domicile. »

« C’est pour ça qu’on est là. »
Sous la croix en bois, une prière vite expédiée laisse place aux consignes de sécurité. Les sept équipes écoutent avec attention, tuques ornées d’un flocon bleu stylisé – emblème de la journée – vissées sur la tête. Parmi les différentes troupes de sportifs motivés, on retrouve les « Irish We Were Warmer ». La « capitaine » n’est autre que l’enseignante de cette petite bande de sept adolescents. Chaque année, ces élèves de l’école St. Patrick participent à de nombreux services communautaires.
« On recherche toujours des évènements qui peuvent servir notre communauté. On s’amuse beaucoup tout en aidant, soutient Christina Silzer. Je pense qu’à Yellowknife, on voit beaucoup de gens qui viennent de différentes collectivités et qui passent par de grandes difficultés. Trouver un toit ici est très délicat, c’est pour ça qu’on est là. »

Une sensibilisation nécessaire
Élève d’immersion, Adithi Balaji, 17 ans, explique l’importance pour elle d’être présente aujourd’hui. C’est la quatrième année consécutive qu’elle participe. « Les sans-abris, c’est un gros problème à Yellowknife, insiste la jeune fille tout en enfilant sa veste à effigie de son école. La pauvreté est difficile à voir, mais les sans-abris, eux, sont visibles. »
Toujours selon elle, la sensibilisation à ces problèmes n’est pas suffisante.
« Oui, les personnes savent que ce problème existe, mais je pense que les gens ne sont pas assez informés. Ils ne savent pas comment les aider. Souvent, on donne de l’argent, on donne de la nourriture, mais ça ne suffit pas. C’est à long terme qu’on le voit. »
De son côté, Chloe Son, issue également de la même troupe, détaille les prémisses de l’opération de l’Armée du Salut.
« Avant de marcher, il y a d’abord une collecte de fonds. L’école en donne une partie, et j’ai aussi demandé à mes amis, à ma famille », raconte l’adolescente aux mèches bleues assorties à la couleur de l’évènement. « On a réussi à récolter 375 dollars. »

7 900 dollars récoltés
« À travers le pays, il y a différentes distances. Localement, la marche de 10 km ne fonctionne pas et seulement 2 km c’est trop court », détaille Dan Peterson, codirecteur de la campagne dans un sourire.
Les joues rougies par le froid, mais le regard fier, les équipes terminent au compte-goutte la marche aux alentours de 18 h. Pas de prix ou de médailles décernés. Pour récompense, les vaillants marcheurs se satisfont avec plaisir d’un chocolat chaud réconfortant, de chili et de banique. Cette année, 7 900 dollars ont été récoltés. Si l’objectif avait pourtant été fixé à 35 000 dollars, le directeur de la communication est loin d’être mécontent. « Les gens étaient présents, heureux, et c’est le principal pour faire avancer la cause. »


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