En circuit fermé ? : Dialogue

03 mars 2000
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Les quatre membres du groupe de travail « Dialogue » de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) étaient à Yellowknife du 25 au 27 février dernier, dans leur première étape d'une tournée pan canadienne.

Dialogue « vise à renforcer les relations entre les communautés francophones et les autres composantes de la société ». « Notre visite dans les Territoires du Nord-Ouest, où l'on retrouve plusieurs peuples autochtones, permettra au groupe de travail d'entamer le dialogue entre ces derniers et la communauté francophone », indiquait le président de la FCFA, Gino LeBlanc, dans un communiqué de presse publié quelques jours avant leur venue dans le Nord.

Sous cet aspect, la séance de Yellow-knife aura donc été un échec. En effet, à l'exception de quelques députés d'origine autochtone, aucun représentant des organismes autochtones du Nord n'a pu prendre le temps de rencontrer les membres de Dialogue.

« Malheureusement, on n'a pas pu les rencontrer mais on espère qu'André Légaré (président de la FFT) et la FFT poursuivront cette démarche », a souligné Gino LeBlanc.

Cependant, ils ont pu rencontrer plusieurs personnalités de la scène politique territoriale et municipale, notamment le président de l'Assemblée, Tony Whitford, le ministre des Finances, Joe Handley, la député fédérale de l'Arctique de l'ouest, Ethel Blondin-Andrew, la commissaire aux langues des T.N.-O., Judy Tutcho et le maire de Yellowkife, Dave Lovell.

Le groupe de travail était composé de Gino LeBlanc, Mariette Carrier-Fraser, Marc Arnal et Isabelle Chiasson. Le groupe de travail a profité de la tenue d'une assemblée générale spéciale de la Fédération Franco-TéNOise (FFT) pour rencontrer des représentants de la francophonie ténoise ainsi que des membres de la communauté francophone locale.

Cette absence de participation autochtone est symptomatique des relations entre les groupes autochtones et francophones depuis de nombreuses années. À plusieurs reprises au fil des ans, les organisations francophones (surtout la FFT) ont initié des contacts avec les principaux groupes autochtones comme la Nation dénée et la Nation métis, mais sans résultat. Selon un citoyen de Yellow-knife, Fernand Denault, ce manque d'intérêt des Autochtones s'explique facilement en raison des priorités différentes de ces groupes. Alors que la langue et la culture sont au coeur des préoccupations de la FFT et de ses membres, les organisations autochtones sont plus axées sur les revendications territoriales et, plus récemment, les gouvernement autochtones. « Ils ont simplement des priorités différentes », a souligné Fernand Denault.

Il semble donc que les relations entre Francophones et Autochtones se vivent plus à un niveau personnel, du genre union mixte, qu'institutionnel. Il semble exister des différences entre le niveau d'intégration des différentes communautés selon la région. Ainsi, Pierre Ranger, un résident de Hay River, déplorait que les activités francophones à Hay River soient plutôt fermées face aux communautés, anglophone et autochtone.

Le but de Dialogue est simplement « d'ouvrir la porte », explique Gino LeBlanc de la FCFA. En favorisant la réflexion et en permettant aux autres communautés de prendre connaissance de la francophonie canadienne, Dialogue ne fait que du travail préparatoire. Selon le président de la FCFA, il revient ensuite aux francophones des Territoires de poursuivre le dialogue. « Notre première étape a été très satisfaisante », a expliqué le président de la FCFA, Gino LeBlanc. « On a bien choisi avec les T.N.-O. car ils sont très diversifiés. Même la communauté francophone est diversifiée ».

La prochaine séance du groupe de travail sera à Iqaluit du 3 au 5 mars. Selon la planification de Dialogue, leur itinéraire leur fera visiter toutes les régions du pays d'ici la mi-juin puis le compte-rendu des travaux sera rendu public en octobre 2000.
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