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Un nouveau joueur apparaîtra dans la francophonie ténoise : Développement économique

01 février 2002
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Le développement économique fait maintenant partie des intérêts des francophones. Lors de la dernière assemblée générale, les délégués ont accepté la proposition de créer la Société de développement économique (SODEC), qui aurait pour raison d'être de promouvoir, stimuler et appuyer le développement économique des francophones des T.N.-O.. Les interventions de la SODEC pourraient être au niveau de l'offre de services pour les entrepreneurs francophones des Territoires du Nord-Ouest.

Bien que les actuels gens d'affaires francophones des T.N.-O. soient déjà habitués de travailler en anglais, Sylvie Francoeur, consultante pour la FFT pour l'élaboration de ce projet, voit un réel besoin. « Leur éducation a eu lieu en français. Certains documents légaux en anglais peuvent alors causer des problèmes. La SODEC pourrait alors apporter une aide pour la traduction », fait-elle savoir. Le document présenté, intitulé « Bâtir un pays », comprend une longue liste d'objectifs et de mandats qui pourraient être réalisés au cours des prochaines années. On tentera aussi d'impliquer les quatre communautés des T.N.-O.

Les membres de la SODEC seraient principalement des gens d'affaires intéressés par le fait francophone en affaires. « Ce pourrait être un anglophone qui veut offrir un service bilingue », d'expliquer Daniel Lamoureux, directeur général de la Fédération Franco-TéNOise. Les délégués ont cependant souligné l'importance de préserver le caractère francophone de l'organisme.

Plusieurs systèmes de gestion ont été proposés pour les montants de subventions élevés que pourrait apporter la création de la SODEC. On parle de plus de 900 000 dollars par année. L'idée de créer des comités consultatifs composés des membres de la SODEC et d'avoir le conseil d'administration de la FFT comme instance décisionnelle a été avancée, mais n'a pas fait l'unanimité. « Ça va apporter des problèmes. Comme homme d'affaires, je ne m'impliquerais pas dans un organisme qui pourrait voir ses décisions renverser. Ce serait perdre mon temps », a déclaré Jean-François Pitre.

La proposition adoptée par les délégués consiste à mandater la FFT pour effectuer les demandes de financement et mettre les modalités de fonctionnement sur papier. Une proposition formelle sera ensuite apportée à l'assemblée générale de novembre prochain. Une autre résolution a été adoptée à l'effet que « la SODEC sera une structure de langue française qui vise à promouvoir le bilinguisme dans les entreprises ».

Selon Sylvie Francoeur, il est tout à fait possible de convaincre les gens d'affaires anglophones de prendre le tournant du bilinguisme, malgré le fait que le français ne soit pas la deuxième langue d'importance aux T.N.-O. « Il faut démontrer qu'il y a un avantage monétaire à offrir un service bilingue. Si on peut démontrer les bénéfices, les gens vont embarquer », avance-t-elle.