Rencontre nationale des intervenants culturels et de la FCCF : Dessine-moi un avenir

21 juin 2002
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La FCCF donne la parole à ses organismes de développement culturel qui ont « tracé un espace culturel » pour les 25 prochaines années.

Près de 150 participants à la rencontre nationale des intervenants culturels ont fait le pari de définir ce qu’est la culture et le rôle des organismes culturels à St-Boniface du 12 au 16 juin dernier. Les délégations venues de partout au pays ont été « confiantes dans l’inconfort », selon l’expression employée par la directrice générale de la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF), Nancy Juneau. L’exercice de réflexion a jeté les bases d’un Programme national d’action culturelle qui prendra forme lors du Forum sur le développement culturel qui se tiendra en septembre 2003 au Nouveau-Brunswick. « Penser globalement, agir localement », tel a été le leitmotiv de la rencontre, qui a souligné le 25e anniversaire de la FCCF. Un quart de siècle d’histoire, un quart de siècle dans l’avenir : l’organisme a tablé sur le futur pour tracer la voie au développement culturel, resté dans l’ombre du secteur artistique durant plusieurs années. « Nous sommes toujours en deçà des budgets de 1993 et 1994 pour ce qui est du financement du gouvernement dans la culture », a rappelé le président de la FCCF, Pierre Pelletier.

La relation Québec-communautés francophones a animé les débats, mettant en scène les bons coups, tel Coup de cœur francophone, un événement montréalais qui a ses assises annuelles dans les communautés. Pour certains, la plate-forme artistique et culturelle qu’est Montréal est très alléchante pour les artistes francophones. « Comment demeurer fort tout en créant des ponts ?, a questionné Joël Beddows, directeur artistique du Théâtre La Catapulte, en Ontario. Il y a un risque que nos artistes commencent leur carrière dans leur communauté, puis qu’ils partent vers Montréal. Nous risquons de perdre des forces dans les communautés. »

Les participants à la rencontre ont tenté de définir les rôles des organismes provinciaux et territoriaux dans le développement culturel de leur communauté. Le lobbying politique, le financement, les ressources humaines et professionnelles ainsi que le besoin d’un répertoire pour les artistes et les diffuseurs sont les principales lacunes qui affectent le fonctionnement des organisations. Du côté des organismes locaux, répondre aux intérêts de la clientèle, faire des liens entre les artistes, la communauté et le secteur de l’éducation, le manque de fonds, la formation et le peu de ressources humaines sont les défis à relever. Comme l’a mentionné un participant, « il y a trop d’experts en remplissage de paperasse. »

Le Programme national d’action culturelle pourrait tirer profit de l’association québécoise Les Arts et la Ville. Ce regroupement réunit le milieu des arts et celui des villes et municipalités dans le but de promouvoir la culture au niveau local. Selon Michel de la Durantaye, administrateur du programme et panéliste lors de la rencontre, le développement culturel contribue au dynamisme de la municipalité et représente un argument de poids pour convaincre les élus municipaux de financer le secteur culturel, comme l’a illustré le président de la Fédération culturelle canadienne-française : « Quand on a une bonne idée, on a l’argent qui vient avec. » La prochaine année en sera une de compte rendu en prévision du Forum de 2003. Les intervenants auront cette période pour pousser plus à fond la réflexion sur ce qu’est la culture. Comme l'a mentionné le panéliste, Jean Lafontant, « la culture est une notion valise, à redéfinir dans le contexte de la mondialisation. »
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