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Débâcle sous haute surveillance

Une vue aérienne de Fort Simpson, suite aux inondations dues à la débâcle. (Courtoisie Dehcho Strong – Facebook)

Une vue aérienne de Fort Simpson, suite aux inondations dues à la débâcle. (Courtoisie Dehcho Strong – Facebook)

Après les inondations qui ont ravagé les collectivités de Fort Simpson et de Jean Marie River l’an dernier, le gouvernement des TNO est aux aguets ce printemps. La campagne « Soyez prêts », lancée début avril, rappelle aux habitants et habitantes les mesures à prendre pour anticiper une possible catastrophe naturelle.

Chaque printemps, aux Territoires du Nord-Ouest, la débâcle, c’est-à-dire la rupture parfois brutale de l’épaisse couche de glace qui couvre les lacs et rivières, peut avoir de graves conséquences. Si les fragments de glace s’accumulent trop longtemps et au mauvais endroit, le flux du cours d’eau est interrompu, et ce dernier sort de son lit : c’est l’inondation.

Or, « ces embâcles de glace sont très compliqués à anticiper », a expliqué Nathen Richea, directeur du service Gestion et suivi de l’eau du Gouvernement des TNO lors d’un point presse mardi 12 avril. « On ne peut pas savoir où ces embâcles peuvent se former, ni quand, a-t-il ajouté. Cela peut se produire à divers endroits du cours d’eau, et durer plus ou moins longtemps et avoir diverses dynamiques. Parfois, cela cause une inondation, parfois non. C’est difficile à prédire. »

Une grande partie de l’inquiétude du gouvernement est donc concentrée sur l’anticipation de ces barrages de glace. Une anticipation presque impossible, puisque de l’aveu même de la directrice du département de la sécurité publique du ministère des Affaires municipales et communautaires, Emily King : « Il est impossible de prédire si et quand cela va se produire. Le risque est toujours là. C’est pourquoi nous planifions pour le pire, tout en espérant le meilleur. »

Pour mieux alerter la population et inciter les habitants à anticiper les situations d’urgence, le gouvernement a mis en place une campagne de communication intitulée « Soyez prêts ». Sont principalement concernés par cette campagne, les habitants des collectivités de Hay River, de la Première Nation Kátl’odeeche, de Nahanni Butte, de Fort Liard, de Fort Simpson, d’Aklavik, de Fort Good Hope, de Tulita et de Jean Marie River, qui sont sensiblement à risque d’inondation dans les semaines à venir.

 

Parés pour le pire

La campagne de communication liste les moyens de se préparer à un danger de catastrophe naturelle, une situation de crise ou une évacuation. « Les résidents devraient avant tout mettre en place leur plan d’urgence domestique, explique Emily King, et rester informer. »

« Il faut mettre les équipements lourds, les véhicules, les objets dangereux ou de valeurs en hauteur ou à l’abri à l’extérieur de la zone inondable. S’assurer que le matériel électrique et de chauffage est isolé, et les éteindre lorsqu’inutilisés. Sécuriser voir vider les réservoirs de carburants. Tenter d’aménager les entourages des maisons, vérifier le bon fonctionnement des pompes à eau. »

« Les habitants peuvent également contacter leurs compagnies d’assurance, pour connaitre en avance les conditions et les spécificités de leurs assurances en regard du risque d’inondation », termine-t-elle.

Ces mesures à l’échelle individuelle s’ajoutent à l’accompagnement que le GTNO annonce mettre en place auprès des collectivités. En cas d’urgence notamment, « le gouvernement assistera les collectivités en mettant à leur disposition ses outils de diffusions, tels que NWT Alert, et des agents de liaison sur place si besoin, détaille Emily King ».

« Nous avons mis en place des moyens de faire appel au gouvernement fédéral, et sommes en relation avec les organisations locales de gestion des urgences pour identifier en avance les types d’assistance dont les collectivités pourraient avoir besoin. »

Comme l’annonçait le ministre des Affaires municipales et communautaires Shane Thompson dans un communiqué de presse fin mars 2022, les stratégies mises en place se concentrent sur le fait de « s’assurer que les Ténois possèdent les informations et les ressources nécessaires pour être prêts en cas d’urgence ».


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