« Pour moi, la cuisine, c’est de l’art! » Kaven Paradis : De la bonne pâte

07 décembre 2001
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« À 20 ans, j’avais besoin de changements, je suis donc allé voir ma chef au Manoir Montmorency pour l’aviser de mon intention de découvrir un autre coin de pays », raconte Kaven Paradis, actuellement sous-chef aux restaurants L’Héritage et Le Frolic. « Je suis resté au Manoir le temps de passer à travers les Grands feux Loto-Québec, qui nous apportent beaucoup de travail supplémentaire, et ma patronne m’a alors parlé de son frère qui était à Yellowknife », de se rappeler Kaven.

Kaven travaillait pour le Manoir depuis déjà quelque temps au moment de son départ. Il y avait été embauché alors qu’il était toujours étudiant en Cuisine d’établissement. « J’étudiais à temps plein et je travaillais à temps plein. Je cuisinais donc 14 heures par jour », se souvient-il. Avant de partir, Kaven était responsable des desserts, des entrées, des salades et d’une partie des plats principaux.

Le 1er octobre, le jeune cuisinier complétait sa dernière journée de travail au Manoir. Le 2 octobre, il arrivait dans les Territoires du Nord-Ouest et le 3, il commençait à travailler au Frolic. « Je crois que l’Héritage et le Frolic sont des restaurants qui ont beaucoup d’avenir », de constater Kaven. Partout où je vais en ville, les gens me parlent de ces restaurants. Je ne m’attendais pas à tomber dans LE restaurant à Yellowknife! », souligne-t-il.

La passion de Kaven pour la cuisine lui est arrivée naturellement. « J’aime les choses compliquées à faire. Le côté artisanal de la cuisine vient dans la décoration. On peut dire que la façon de cuire un steak est la même partout. La différence réside dans la présentation, les herbes, les épices », d’expliquer celui qui dit avoir beaucoup appris depuis son arrivée dans la capitale ténoise.

« Pierre est un spécialiste du côté du goût, tandis que j’apporte un élément nouveau pour la décoration. Nous formons une belle équipe et nous nous complétons bien », d’ajouter celui qui porte présentement le titre de sous-chef. Avant d’arriver à Yellowknife, Kaven était le chef garde-manger. Il s’agit donc d’un pas vers l’avant pour lui.

Lorsqu’il est parti du Québec pour s’établir à Yellowknife, apprendre l’anglais faisait partie des objectifs de Kaven. Jusqu’à maintenant, il dit adorer la ville et son travail. « Les gens sont bien sympathiques et sociables. En plus, je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de francophones », de constater celui qui restera ici pour au moins un an.

Plusieurs rêves trottent dans la tête de Kaven. « C’est un métier que tu peux pratiquer partout dans le monde. Un jour, j’aimerais bien aller en Australie ». De plus, ce dernier aimerait beaucoup suivre un stage en France ou ouvrir son propre établissement. « Une chose est sûre, je vais avoir acquis beaucoup de bagages à Yellowknife », de déclarer le jeune homme natif de Thetford Mines et ayant grandi à Saint-Georges de Beauce.
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